ENTRE TIEN EMOI 127
Appuyé à la pierre à écrire et les yeux dans l’épaisseur de l’arbre à soie, le vent chantonnait des paroles sur l’air d’un moment réservé à la visite. Nous avions laissé le cheval en compagnie de l’âne de la concierge du Musée. Sans l’attacher, au pied de la montagne qui dominait la mer. Pas un petit-baigneur, pour nous troubler l’eau, la plage était déserte et elle criait mon nom. Alain. Les raisins prêts à vendanger tant l’été les avait gonflés, on sentait bien qu’on nous disait pas toute la vérité sur l’état du climat. On fait plus que parler que du masque, on isole l’essence-ciel.
C’est alors qu’on sortit en profitant de l’ouverture de la porte de derrière, laissant le guide mentir l’histoire aux touristes. Des anglais qui avaient du bien d’être en France, étaient parmi eux, en fait je crois que la guerre de Cent ans n’a jamais fini.
Vînt à se poser à Mornac, source de la Charente, une trentaine de cigognes remontant sur l’Alsace avant qu’on la reconfine
Je te regardai entre cet espace privilégié
Sans une parole, tu me tiras par la main dans un désir d’enfant pas caché…
Niala-Loisobleu – 17 Août 2020

Dans les fours ces feux nos belles vignes mûries trop vite mangeront bientôt leur taire…
Pendant ce temps on applaudit des mensonges sous rideaux métalliques et comme c’est curieux de s’empêcher partout de mourir quand on n’a meme pas voulu essayer de vivre…
Je veux encore la morsure savoureuse du brugnon et de la tomate qui ont pris le temps de se donner après la laine serrée du bourgeon encore le coquelicot encore les grenades et le lichen lentement venu…Je ne veux pas sourire au-dessus d’un temps qui s’effrite ni attendre derrière la porte…alors je t’emporte loin des touristes, oui. il n’ y a pas d’objets échoués sur nos rivages et il reste quelques interstices à parcourir pour se désaltérer…Le bleu est ailleurs que sur une devanture vaguement sentimentale….
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L’embrouille au programme se glisse genre cinquième colonne pour crier victoire au coeur de la défaite. Il était une foi, gardons-en la pulpe et le suc à pleine bouche. Le double-jeu du selon que vous serez puissant ou misérable n’a jamais eu autant de droit de résidence. On pollue à Brégançon et profite en Vendée, comme on brexiste en Angleterre à la mode d’un écartement de rail différent. Se foutre du droit dont on use à des fins personnelles dégôute plus qu’il n’incite à suivre. Aussi te rejoins sur cette plage déserte plus nu que jamais…
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