ENTRE TIEN EMOI 127
Appuyé à la pierre à écrire et les yeux dans l’épaisseur de l’arbre à soie, le vent chantonnait des paroles sur l’air d’un moment réservé à la visite. Nous avions laissé le cheval en compagnie de l’âne de la concierge du Musée. Sans l’attacher, au pied de la montagne qui dominait la mer. Pas un petit-baigneur, pour nous troubler l’eau, la plage était déserte et elle criait mon nom. Alain. Les raisins prêts à vendanger tant l’été les avait gonflés, on sentait bien qu’on nous disait pas toute la vérité sur l’état du climat. On fait plus que parler que du masque, on isole l’essence-ciel.
C’est alors qu’on sortit en profitant de l’ouverture de la porte de derrière, laissant le guide mentir l’histoire aux touristes. Des anglais qui avaient du bien d’être en France, étaient parmi eux, en fait je crois que la guerre de Cent ans n’a jamais fini.
Vînt à se poser à Mornac, source de la Charente, une trentaine de cigognes remontant sur l’Alsace avant qu’on la reconfine
Je te regardai entre cet espace privilégié
Sans une parole, tu me tiras par la main dans un désir d’enfant pas caché…
Niala-Loisobleu – 17 Août 2020





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