La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
« …Guide-moi, plaisir, sur les chemins de toute mer ; au frémissement de toute brise où s’alerte l’instant, comme l’oiseau vêtu de son vêtement d’ailes… Je vais, je vais un chemin d’ailes, où la tristesse elle-même n’est plus qu’aile… Le beau pays natal est à reconquérir, le beau pays du Roi qu’il n’a pas revu depuis l’enfance, et sa défense est dans mon chant. Commande, ô fifre, l’action, et cette grâce encore d’un amour qui ne nous mette en mains que les glaives de joie !.. »
Telle une peau frémissante sur un corps qui se dérobe
La houle feutrée de mon abdomen se fige de peur démente
J’éternue mais je ne bouge pas
Et l’œil qui cloître mes rêves qui nage et qui clignote
L’œil envahit mes nuits
La nuit la nuit l’orage
L’œil éblouissant aux floraisons étranges
L’œil malade d’images.
Toutes les notes s’enfilent
Filent les filles
Et tu ne sais pas
Ne commencez pas
De dos, fais face aux peines
Tu choisis pile, ça tombe sur la reine
Tu te faufiles
Tu te faufiles entre mes lignes, oh
Pars par là loin devant
Ton vent m’essouffle
Souffle une fois
Car mes plaies s’ouvrent
Pars par ici maintenant
Je veux tes doigts
Je les veux tenant
Tout c’qui est à moi
Tu te faufiles entre mes lignes, oh
On peut prendre le temps d’une bise
Avant que tous nos verres se vident
Et que tu me dises ?
Tout ce que j’aime
Je brise
Tu te faufiles entre mes lignes, oh
Tu te faufiles entre mes lignes, oh
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