
LE TRAIN POUR
Passées les fumées du temps la grande verrière en gare tient son prochain voyage en boîte
A l’examen la silhouette du contrôleur est à quai prête à dire
Le mouvement des marées est un acte qui franchit tout ce qui est limité, combien d’estrans me restent-ils, me siffle dans l’oreille mon vieux copain Serge
A chauler les façades, nettoyer les oreilles du vent, remonter la pendule du coq, changer les litières de ses propres volontés, trouver l’abri contre la foudre du con qui met ses doigts dans la prise, se mesure son unité de résistance
Alors la machine met son potentiel humain en service
Les mers je les ai traversé dedans et par-dessus
Oiseau rappelle-toi
Le réseau secondaire version omnibus offre au regard posé à la portière, la différence du touché pour la vue rapprochée
Paul Delvaux est pionnier en matière de locomotion humaine, le Chef du Gare en Chef…
Niala-Loisobleu – 22 Mai 2020
CE QUI EST PERDU
Où est-elle ma vie, celle qui put
Avoir été et ne fut pas, la chanceuse
Ou celle de l’horreur triste, cette autre chose
Qui aurait pu être l’épée ou l’écu
Et ne fut pas ? Où est-il l’ancêtre
Perdu perse ou le norvégien,
Où le hasard de ne pas devenir aveugle,
Où l’ancre et la mer, où l’oubli
D’être qui je suis ? Où est-elle la pure
Nuit qui au rude laboureur confie
Le jour illettré et laborieux
Selon le vœu de la littérature ?
Je pense aussi à cette compagne
Qui m’attendait, et qui peut-être m’attend.
J-L Borges
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La chemise fripe son tissu au cintre des manques
Accrochée au épaules je la repasse de ma vie avec la peau…
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Amis, donc….
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