La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Cette Colombine de Bollywood désamarrée du moulin à prière
Katmandou oublie-ça
le pont des rivières couacs-aïe siffle pareil que ce serpent en planque sous la pierre tombale. On t’a coupé le cordon pour que tu grandisses et apprennes à tisser tout seul, les avants-bras au bord du trou
Grimpes bordel
la vie est un golfe à plus de scie-trou, faut nager autrement que Manche-petit-baigneur, en plus étant du genre à avoir toucher un safran au départ, si tu gîtes à quoi sert c’te foutue quille sous ta coque
Le confinement c’est label occase à revoir sa programmation de fondement
Niala-Loisobleu – 27 Mars 2020
Je parle pour celui qui a manqué le train
Et qui reste tout seul sur le quai. Il s’en moque
Toulouse-Éternité : soixante années de train
Qu’est-ce que c’est que ce ticket qu’on m’a mis dans la main ?
Je parle pour celui qui a manqué le train
Il s’en voudrait de s’embarquer dans ce voyage
Et de vivre il s’en fout. Sa vie de lui s’éloigne
Dans le wagon de joie de vivre des premières et il s’en fout
Ce train sent la sueur, les femmes qui rigolent
Les cris d’enfants, la gueule rasée des officiers
Le regard suffisant des femmes engrossées
Les causes et les drapeaux, le bon marché, la révolte
C’est un matin très gris, très beau d’une province
Tu vas dans le silence des étals et des balcons
Tu marches dans la rue, tu t’en fous, tu te moques
De toi, de tout, de rien, de ta vie qui s’en va
Ce serait chouette de partir tout seul pour un voyage
La vie rêvée, la mort qui tremble de parfums
Et dans le paradis sans bruit, comme une enfance
Où s’en vont les linges de femmes, parait-il
Tournant l’armoire portes contre le mur, j’ouvre les tiroirs de la pharmacie. Un sceau vîent à moi, je peux y coller ma bague et tenir ta bouche sans qu’on vienne finir la fraise que nous apprécions seuls. J’ai profité de cette particularité pour me rendre invisible et entrer dans tes affaires au moment des parents d’élèves. Le chat s’étirait de tout son long sur les copies , posant sa langue dans la marge. Madame De, une inquiète, te demandait où commençaient les Amériques en ayant confondu la poésie avec la mondialisation dans le problème du chômage partiel. L’odeur des fraises apparue sur le ficus du salon m’a attiré à ta racine. Là le chat s’est dressé le do d’un bond. Il m’a semblé voir une lumière malicieuse dans l’oeil du chien, quand il est rentré du jardin il a délaissé le placard de la cuisine, as-tu remarqué quelque chose ? Ce jour Matisse insiste pour que j’étudie la lune dans mon cadre astral. Plusieurs symboles devraient mettre l’accent sur son langage. Tu sais quelle confiance j’ai en lui, aussi tu ne seras pas surprise de me voir plonger au coeur du sujet. En promenant mon vélo, j’ai aperçu le cheval haras l’explosion. J’ai interdit qu’on le prive d’avoine sous prétexte qu’il faut rester confiné, faut pas interpréter les précautions allant vers. C’est jour du poisson, pour moi c’est torrent, la truite sauvage à la main rose à l’arête.
La mer en vous comme un cadeau
Et dans vos vagues enveloppée
Tandis que de vos doigts glacés
Vous m’inventez sur un seul mot
O ma frégate des hauts-fonds
Petite frangine du mal
Remettez-vous de la passion
Venez que je vous fasse mal
Je vous dirai des mots d’amour
Des mots de rien de tous les jours
Les mots du pire et du meilleur
Et puis des mots venus d’ailleurs
Je vous dirai que je t’aimais
Tu me diras que vous m’aimez
Vous me ferez ce que tu peux
Je vous dirai ce que tu veux
Je vous dirai ce que tu veux
Je vous aime d’amour
Si t’ as seize ans et des poussières
A nous deux ça fait des années
Que je prépare ma galère
A te ramer à t’affoler
Voilà que tu cherches ton bien
Dans les vitrines de ma nuit
Achète-moi je ne vaux rien
Puisque l’amour n’a pas de prix
Comme une…
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