ENTRE CHIEN ET LOUP


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ENTRE CHIEN ET LOUP

 

Du sol confondu avec le plafond, la craie écrase le tableau noir

Les yeux cernés de grisou des gueules noires remontent du fond  du puits. Cris aigus des wagonnets à l’attaque du terril. Derrière la dune se distingue un rayon de soleil que la palisse retient, le pied lui ne sachant plus trop comment empêcher le sable de couler. Résultat le rouge et le vert des fanions de plage sont montés au mât de l’autorisation de bain

Jeune fille assise, la rivière du lit voudrait faire office. Le gueux de l’ostière va ses portes, on entend Les Enfoirés franchir la Seine pour la récolte

Dans un glissement brumeux avalant ses seins elle bombe le ventre en dernier recours. Par les perforations de l’assise métallique il est lisible de voir la sécrétion des cuisses dilater la culotte de cheval. Mais le bruit du ça beau s’amortit dans l’ocre des épis soumis au fléau

Battage des municipales, la séparation du pouvoir s’en prendra-t-elle aux dates ?Rétablissement inter-ville par un lâché de landaises

La main blanche et la main noire s’envolent en ombres chinoises.

Niala-Loisobleu – 7 Mars 2020

4 réflexions sur “ENTRE CHIEN ET LOUP

  1. Quand le vent force les fenêtres,

    annoncé par tant de portes, tant de forêts battantes,

    et que le soir passe sa tête

    dans ce qui reste, immobile et défiguré,

    Quand la rue s’accroche aux lumières qui, d’un seul coup, tirent à elles tout le ciel, lourdes du feu qui s’écoule des carreaux, étranges prisonniers au long des
    villes,

    il faut dominer l’amour, le dénuder

    du sang qui en fait une soif sans remède,

    le jeter aux gueules du sexe

    comme un vivant qui s’éveille en plein incendie,

    il faut oublier les mots trop tendres

    qui tremblent dans la bouche comme des feuilles

    et, crispé sur la chair comme les racines autour de la terre,

    il faut fermer la femme à la clarté du jour.

    Dans la ville, que le soir rassemble en hâte autour des murs, autour des lampes livides, la pluie tombe, transpercée de vent et le monde comme un tunnel rampe dans la nuit.

    Lucien Becker…

    Debout dans la folie du monde…Mon

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