C’EST BEAU
La bouche sourire
sous le chaud du drap
l’oeil s’ouvre
une nuit finit
un autre soleil tire du lit
Bonjour Ma…
Niala-Loisobleu
4 Février 2020

La bouche sourire
sous le chaud du drap
l’oeil s’ouvre
une nuit finit
un autre soleil tire du lit
Bonjour Ma…
Niala-Loisobleu
4 Février 2020

Edvard Munch pousse son Cri
avec fracas
ses baigneuses calment le désarroi de Chaïm Soutine
causé par la faim
Son Arbre perfore l’intestin grêle d’une nature chiche
quand la nuit bouscule ses billes à finir par tilt
Le matin
Tes lèvres marque-page
l’antre parenthèse
le tout en page de garde
t’attable en matières délectables
Mon orange
mon muscle figue
mes olives
le désert oasise un tapis d’ô riant
je t’aime au-delà du chemin de ma flèche…
Niala-Loisobleu –
3 Février 2020

Lorsqu’on renverse la tête sur le sable, et que le jour décroît,
Soudain les yeux s’entrouvrent : c’est le bleu
Du ciel immense, l’espace transparent du ciel bleu, pays
De la lumière vive au-dessus de la joie de l’arbre,
Et le héron prudent pose une patte circonspecte, risque l’autre
Sur le mercure miroitant; la flaque réfléchit l’impavide, l’immense,
L’absolu bleu.
Nous oublions
Les luttes d’un cœur épris d’amour et les distances.
Le bleu
Traverse l’air impalpable, visite la branche immobile qui le salue,
Se laisse étreindre par les yeux qui le pénètrent.
Dans le vitrail éclate la fanfare du jour,
La rosace infusant le doux acquiescement de la lumière.
Même un nuage infime et haut fait concevoir
Les éloignements sans fin de la distance où glisse
Au pli de la tenture une aiguille suivie
D’un fil qui s’effiloche.
Une invisible main
Tente de coudre à l’aube enfuie le crépuscule,
Puisque emporté par son poids, le soleil
Déchire la mandorle où le temps le suspend,
Et que le bleu pâlit à l’horizon.
La mer
Répand sur ses genoux qui tremblent,
Le vaste drap où flambent ses ciseaux,
Berçant infiniment nos cœurs qui se désolent
D’être mortels encore sous l’azur éphémère.
Philippe Delaveau

Au fil de tout ce qui m’a roulé dessus, je passe devant la vitrine de ma marche existentielle en ne me voyant plus que comme la fleur du fumier qui sourit
puis me dis, l’oeil gibbon, qu’en plus on s’est pas retenu de m’empêcher
supplice indien des quatre membres attachés au soleil
sur nid de fourmis rouges
fosse couche de vernis du celui qui en un sourire te ramasse et s’en va
Suis solide comme une carne attelée bourrin
Quand je vois le point rouge de l’oeil cligner à l’artère principale, je souris du bonheur imbécile de l’heureux qui se dit, la fleur que voilà qui va fleurir est à moi
Rien que d’amour partagé…
Niala-Loisobleu – 3 Février 2020
Artiste : Richard Desjardins
Titre : Eh oui, c’est ça la vie
Paroles et musique : Richard Desjardins
F
Tout’les suiveux s’promènent un bunch
soit à New-York soit à La Mecque.
Tou’les lièvres c’est des quick lunchs
C
la peau, les os, le poil avec.
C
Toutes les rivières vont à la mer
toute la bière y va aussi
Le reste du monde s’en va nowhere
F
moi pour ma part je reste ici.
F
C’est quoi l’affaire ? Méga projet ?
Un casino ? Une autoroute ?
On ferait aussi ben d’changer d’sujet,
C
c’est non, c’est mega non pentoute.
C
On vend pas l’paradis terrestre
c’est au bondieu ou c’qui en reste
As-tu besoin d’un cinq étoile
F
quand t’en a cinq milliards dans l’ciel
Bb
Déménager mon lac,
sans déranger les canards
c’est pas possible faque
F
on tient ça mort
Bb
Si y’a pu d’tit mulot dans’boîte à bois
si y’a pus d’colibri dans mon wisky
F
moi j’vas pas là
C F
Eh oui ! C’est ça la vie.
F
J’tarrivé icitte en dix-huit cent
en poursuivant le papillon
et tous les soirs depuis ce temps
C
c’est moi qui donne le réveillon.
C
À l’ombre des oiseaux en fleur
sous le feuillage des épinettes
je suis accablé de labeurs
F
je vous donne un exemple vite faite
F
Tempête de neige sur mon balcon
ça m’a occupé une partie de la nuit
c’est long classer toutes les flocons
C
surtout marquer les numéros d’série.
C
Et ça c’est rien demain cinq heure
c’est l’épouss’tage de tous les sapins.
Là faut’qu’j’en aille je suis porteur
F
aux funérailles du maringouin.
Bb
Déménager mon lac,
sans déranger les canards
c’est pas possible faque
F
on tient ça mort
Bb
Si y’a pu d’tit mulot dans’boîte à bois
si y’a pus d’colibri dans mon wisky
F
moi j’vas pas là
C F
Eh oui ! C’est ça la vie.
F
‘Tite confidence, j’aime bien la bière
faut des bidous ça j’l’ai compris.
Un compromis f’rait mon affaire
C
rien que pour vous j’vas faire un prix.
C
Comment ça vaut une vesse-de-loup ?
Du jus de tonerre ? D’la pâte à vent ?
Une douzaine d’oeufs de carcajous ?
F
J’ai tout’ça dans mon dépliant.
F
Spécial mouches noires qui sodomisent
les beaux bleuets avant l’été
c’est vingt piasses chaque, les taxes comprises
C
l’armée en sus pour les compter.
C
Là j’additionne c’est ça mon bill
en ajustant perte de jouissance
c’est cent zilliards à’puissance mille
F
en d’sous d’la table, payable d’avance.
Bb
Déménager mon lac,
sans déranger les canards
c’est pas possible faque
F
on tient ça mort
Bb
Si y’a pu d’tit mulot dans’boîte à bois
si y’a pus d’colibri dans mon wisky
F
moi j’vas pas là
C F
Eh oui ! C’est ça la vie
C F
Eh oui ! C’est ça la vie.

En l’espace
la respiration végétale
est greffée au fruit humain
Du fruit vert le vent porte-voie
A contre-chaume un oiseau tète le pouls au sein
accroché des demains
à l’audible-écriture
d’EPOQUE
double mémoire-vive que la palette fraîche alimente au chevalet
Les boules et leurs guirlandes en chariots obsolètes ont laissé place nette
La vie a pied à terre verticale à la cime…
Niala-Loisobleu
3 Février 2020

Des traces encore fumantes de la lame, la nuit d’un jour meurtrier a creusé le vernis
le bois est de faire
Ce que tient l’amour en sa cellule met au ventre sa liberté de croître
L’aura éclaire de ses traits fermes l’esquisse du tracé hésitant.La peur de traverser augmente juste le danger de demeurer dans le mauvais doute.
Niala-Loisobleu – 3 Février 2020

Je crois ces jaunes d’une ombre que la paille tient dans son oeil
chaumes d’une faucheuse de diamant
A la tombée des battages
au coeur du fruit un serpent
Siffle la langue
des crocs-mignons
primitive létale morsure
dans la fourche de la chaire
mythe de
Paul en procession aux noirs monts
http://www.sjperse.org/anabase.html
Niala-Loisobleu – 2 Février 2020

Sorcière soigneuse
je dis mon adieu
à tous ces objets
que j’époussetais
avec mon cheval
à crins de nylon
sur lequel je vais
m’envoler laver
les tours et les nuages
les rues et les ombres
les yeux et les ongles
les reins et les coeurs
Michel Butor
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