CLUNY LINGUS
Une suite de longs couloirs traîne comme à loisir pour chercher à retenir
et faire buter aux empaillages de safaris imaginaires
Une gazelle en pâtisserie coule sous la porte du réfrigérateur, sucre lent rapidement évacué
Dans la forêt ardennaise de mon enfance où Marthe avait tant d’attaches, j’ai joué avec des marcassins pendant le ramassage des betteraves, pris jusqu’aux genoux dans l’engrenage des boues d’hiver
Même enlisé sur place le vide ne m’apparaissait pas. La force de traction du cheval expliquant la différence dans l’espace temps
Des vêtements de femme jonchent le parcours, petit-linge au fond de baignoire, mèches tenues aux châles par des peignes, peignoir gonflé à la poitrine, porte-jarretelles au bas d’un collant désabusé, un string accroché à la poignée de porte de la cuisine pour que le chat se fasse les griffes. Mon dieu comment tu prétends exister en ôtant la chair de tous ses soi? Paradoxale torture de la langue française qui conjugue sa dame à tous les tant en revenant au conditionnel. Moment où admettre la réalité d’un Moyen-Âge s’introduit
Envie d’aller manifester Boulevard St-Germain avec mon lance-pierres contre la chasteté et la grande ceinture.
Niala-Loisobleu – 4 Février 2020

Ici il fait soleil
Quelques nuages s’étirent mollement sur l’horizon, des cirrus, des cumulus, des nimbus…Ma foi, aucun Cluny lingus….
Et c’est comme un grand cri qui fait frémir les blés…
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Et les seigles ça leur pousse la barbe au four…
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