La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
L’ocre aux deux vents rougit de sienne à la forge. La braise que le bois nourrit chuinte son soupir blanchâtre en bouilli du tison. On croit entendre au loin la saillie du roi lion glisser de son fourreau. Les oiseaux en décollant des pistes branchues détournent le regard glauque du téléobjectif en embuscade
Sa façon de tourner le bras autour du sein change sa poitrine en accoudoir côté-fenêtre
Accueillantes et rondes aux tétines comme il se doigt, les lourdes poches à lait suivent le saut de l’animal à la barrière pour suivre le film du train qui se projette du tunnel. Rite bovin que d’aucuns classe en série « vache sacrée », interdit d’écorner
Parlant d’absolu, elle dit ça, c’est pas porté au calendrier des marées ni dans le bulletin des horaires de ferry pour Belle-Île. L’absolu ne dépendant pas d’un quelconque trafic, est atteint par voie pédestre, ou à vélo-équin personnel. Pas de station Vélib à espérer en ville
Elle dit aussi qu’il y a qu’une foi qui compte et qu’hymen à demeurer dans son originel
A ça je réponds ce qui explique que je sois agnostique, je renie pas l’existence de Dieu, j’attends juste de le rencontrer
Rondeurs qui font du mouvement de la vague un transport aérien profondément porté à taire
Sel que j’aime que ça me ballotte comme un funiculaire du bas en haut
Un jour je sortirai
Sans savoir le temps qu’il fera, je sais déjà que mon oeil en aura terminé définitivement, aussi j’ai fait agrandir mon coeur pour tenir toutes les images que j’ai d’Elle au plat du jour
L’au-delà de l’Absolu ça n’existe pas
A mon âge on le discerne avec une telle certitude que l’arrondi entrevu de ses formes fait qu’on revient au tout début, quand on dessinait à main levée. On balance la règle dans la tronche du Ministère de l’Education Nationale pour abus de pouvoir et détournement de mineurs.
Encore un jour où je t’attends où je m’accrois et me découvre au gré de l’hôte intermittent et des portes que ferme et ouvre le temps en moi passant le temps Encore un
jour encore un ciel vole un oiseau qui ne sait pas l’aveugle absence et le noir miel qui se mûrit dans notre en-bas
Encore un jour et son soleil La mer se déchire à l’avant mais à l’arrière l’écume veille et recoud vite l’océan Un jour perdu joie qui s’envole et qui s’en va sans
rien donner Où est le nord sur ma boussole Compte sur tes doigts les années Il faudrait convenir d’un signe pour s’appeler de vie à mort un mot de passe entre les lignes un fil
lancé de bord à bord
Il faudrait le dire à voix basse et tu serais entre mes bras ma bien lointaine ma tant lasse ma très absente et toujours là
Combien de temps nous faudra-t-il pour retrouver nos jours perdus comme un parfum qui se faufile si j’ouvre un livre déjà lu Vent qui me joue vent décevant partagerons-nous notre
mort ainsi du lit et des draps blancs où l’autre et l’un glisse un seul corps
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