ARRÊT SUR IMAGE
Et cette suffocation de l’heure au quai des départs
la fouille du regard qui veut comprendre
les doigts au tâté du nez sur l’empreinte trouvée
Dans la rue calme et paisible le chat se lave l’ombre aux murs , l’enseigne reste à quai sur la barbe d’un vieux loup qu’un mousse compulse, le besoin de rassurer gagne, n’empêche pas le poil de vouloir sortir du maillot. C’est derrière l’affiche que le slogan dit la vérité
C’étaient sous les ormeaux que l’ébéniste préparait le bois pour son fils, flottage résolu sans qu’une hésitation bloque
Regarde cette pierre angulaire. Elle a retenu tellement de voûtes sans s’être jamais plainte d’un mal de dos que ça me rappelle le paysan qui retournait son champ à la main en chantant, c’était avant Le Crédit Agricole et son asphyxie de machines à tout faire. Me souviens de ces fermes qui s’étaient libérées des dépendances en ajoutant un morceau de bâtiment aux autres, la pierre de génération qu’on disait mais Phénix et ses maisons de merde qui n’ont rien à espérer de leurs cendres est arrivé à la campagne pour casser les maisons solides
Suffit pas d’être con de nature, l’Ecole du Pouvoir se charge de former les élèves en difficulté de laisser-aller
Gogo-girl à la barre et dites je l’jure
T’as vu comme la nature est conduite à la rancune ? Elle se tape les bords en poussant la mer à ronger, chauffe la glace à donner idée aux Tours-Opérators d’aller la voir en croisière en passant par Tchernobyl
J’ai eu un coup au coeur , t’étais sans rien comme un nouveau-né, l’immensité que j’ai ressenti m’a soudain fait boomerang en voyant qu’à côté la Chine te masquait. Ah non pas ça !
Je suis impuissant devant ce cataclysme , ne trouvant rien d’autre à faire que l’amour en exemple
Alors, tu m’as dit viens, me reste un carré de marguerites à butiner, l’amer est à bonne distance, c’est touffu et vallonné, le chien ne tire pas sur sa chaîne, au ponton une certaine façon de naviguer en poésie est à l’encre autour du lin bleu.
Niala-Loisobleu – 26 Janvier 2020

Nous nous convainquions de nos bouches à air pur:
« Je vais bien »
« Tout va bien »
Nous redistribuant nos poumons tout neufs tour à tour…
Nous fermions nos yeux-convulsions à tout ce qui n’était pas nous
Une pensée prête à s’enfuir qui nous cernait…
Fallait-il être coupable d’aimer?
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