
LE BON QUATRE-HEURES
Dans la végétale sensation de mon jardin d’hiver, je me libère à la sortie des écoles des lourdeurs d’une erreur d’interprétation qui fit tort aux splendeurs d’un moment du quotidien. Les circonstances de la vie font parfois des mises en scène hors du sujet, en raison d’une embrouille dans le temps partagé
Et l’aiguillage distrait envoie du mauvais côté
La grève des transports me propose de me ramener sur le bon chemin par la voix de Catherine Sauvage, en soi déjà tout un programme
En s’arrêtant devant la cabane l’air changea brusquement, verdissant d’érotisme le bois mort et le retour des fenaisons avec leurs relais de meules. Les meuhs locales se frottaient des cornes en balançant les poches à lait roses embouchées de beaux tétons. Plus de bruit de moteur et de fumée corrompues, un Ernesto de bonne souche promenait son cartable sur la route comme pour le faire pisser les devoirs à faire et les leçons à apprendre. Puis sortant des coulisses les décorateurs plantèrent la gare au milieu des pommiers pour que le train puisse offrir un film à voir aux belles normandes rassemblées au milieu des pommiers
-Embrasse-moi dis-je
c’est le moment où tout ce qui n’était pas Nous s’interrompit…
Dans un boudoir introduisez un coeur bien tendre
Sur canapé laissez s’asseoir et se détendre
Versez une larme de porto
Et puis mettez-vous au piano
Jouez Chopin
Avec dédain
Egrenez vos accords
Et s’il s’endort
Alors là, jetez-le dehors
Sur canapé laissez s’asseoir et se détendre
Versez une larme de porto
Et puis mettez-vous au piano
Jouez Chopin
Avec dédain
Egrenez vos accords
Et s’il s’endort
Alors là, jetez-le dehors
Le second soir faites revenir ce coeur bien tendre
Faites mijoter trois bons quarts d’heure à vous attendre
Et s’il n’est pas encore parti
Soyez-en sûr c’est qu’il est cuit
Sans vous trahir
Laissez frémir
Faites attendre encore
Et s’il s’endort
Alors là, jétez-le dehors
Faites mijoter trois bons quarts d’heure à vous attendre
Et s’il n’est pas encore parti
Soyez-en sûr c’est qu’il est cuit
Sans vous trahir
Laissez frémir
Faites attendre encore
Et s’il s’endort
Alors là, jétez-le dehors
Le lendemain il ne tient qu’à vous d’être tendre
Tamisez toutes les lumières et sans attendre
Jouez la farce du grand amour
Dites « jamais », dites « toujours »
Et consommez
Sur canapé
Mais après les transports
Ah! s’il s’endort
Alors là, foutez-le dehors
Tamisez toutes les lumières et sans attendre
Jouez la farce du grand amour
Dites « jamais », dites « toujours »
Et consommez
Sur canapé
Mais après les transports
Ah! s’il s’endort
Alors là, foutez-le dehors
In a boudoir enter…
Peu de chance qu’Ernesto devienne un élève modèle avec un quatre-heure pareil, et c’est tant mieux! Il n’aura d’accent que celui de ses images, de ses sources en gestation et de ses terriers feutrés….
J’aimeAimé par 1 personne
Pas d’accord, il y a ce qu’il veut savoir et là je suis sûr qu’il sera recordman en mentions cet Ernesto n’oublie pas qu’il a une mère qui lui a inculquée un savoir-vivre particulier….
J’aimeAimé par 1 personne
Justement, il sera riche de tout ce que l’élève modèle peut envier!
J’aimeAimé par 1 personne
Pour être riche ça il le sera, les leçons particulières vont s’y employer…
J’aimeAimé par 1 personne