
A CAUSE DES PLANCHES
Marchepied des quais comme un tremblement d’os
d’une mémoire disjointe reste toujours la marche à l’amour
peut-être trop de carreaux qui ont reçu des pierres
que la porte en fut clouée
la pluie a tant passé au travers
que la rivière en débordant y tira la mer
En plein labour que de chevaux tués
qu’un pouls lin remis à l’étrier
Sol secs et arides des journaux guettant avec espoir
le retour d’enfants prodigalement peu enclins
laissant la gueule cassée d’une sale guerre
Une grange
Comme à travers les trous du toit
De la vieille grange effondrée
Appelant la fraîcheur des doigts
De l’orage ou l’amour, on voit
Peut-être ma vie qui appelle
Ô vous savez qu’elle était belle
Anciens compagnons de ma joie
Nous sommes l’image de nous
Et dans les paumes du message
Vous voyez la trace des clous
Ô les feux allumés de l’âge!
Ne va pas prendre mal, surtout
Et reviens, sèche-toi, sois sage
Il tombe de la mort partout
Avenirs aux jambes brisées
Éternités tombées des astres
Aux formes de lampions brûlés
Ô les bombes sur l’abbatiale!
Ô l’incendie dans le verger!
La terre est ce tablier sale
Et les couleurs se sont vengées








Vous devez être connecté pour poster un commentaire.