Mois : décembre 2019
CE 26 A 16H40
CE 26 A 16H40
Le soleil en jouant m’a dit
Voilier-Rose
Un noeud tenait en ruban ta balançoire
j’avais pas dix ans
et un costume marin en culotte courte
mais le large était plus long que le grand bassin
au point qu’il dépassait l’Obélisque dans le sens de la longueur
et l’Arc-de-Triomphe dans le sens de la largeur
pour la hauteur
j’ai pris le sourire de l’enfant avec qui tu chantais…
Niala-Loisobleu – 26 Décembre 2019
ENTRER DANS LE LIEU ET L’INSTANT
ENTRER DANS LE LIEU ET L’INSTANT
La chiquenaude de l’instant
Aux borborygmes dans ma voix
Me chahute pour
Leur ordonner
Le silence
Tenir la laisse du temps
Pour ne plus voir vriller
Au creux de mes sens
La vitesse impondérable
Des phares qui crissent
Autour de la place
Attraper donc la charrue
Qui pourra valser
Jusque sur
La table
En transportant l’herbe sauvage
Des lettres afin d’irriguer
Lentement
La terre boueuse
Des pas vers
Le vers
Joie rugueuse du passager
Au milieu des veines
Qui gravitent
Autour
De la chair enjôleuse
De mon verbe
Paroles qui roulent dans la mienne
Érodant la surface
Où se cramponne
Mon désir
Je suis un apache
Enrôlant les amours
Pour les regarder
Dresser le vent
Qu’ils accordent à leurs souffles
Pour embaucher l’instant
Jusqu’à le faire
Vibrer
Avec leurs doux violoncelles
Sur la scène sauvage où
Ils pompent la nuit
On entendra aussi la ruche
Des veilleurs qui
Épuisent
Les fleurs solitaires
Sans les toucher
Sans les héler
Juste en accord avec
L’émeraude de miel
Où – avec le vent –
Dansent les feuilles
Et l’on danse sur la peau
Des lèvres de
La ville
L’on danse de regard en regard
De bouche en bouche
Mes pensées volent vers Marianne
Devenue comme reine noire
De nos républiques
Qui respirent
Dans la nuit
Mais ici flambent tous
Les décors d’artifice
O Que s’esquisse
Le tableau
Avec
Toutes ses couleurs
A établir
Que jamais ne soient brûlés
Tous les oripeaux riches
De tous les accents
Sous les globes
Phosphorescents
On aura repiqué l’arbre au savoir
Avec le tranchant léger
D’une harpe
D’où
Toute une musique s’exhale
Avec le vent
Vers
Le lointain
Se déploie un bal immobile et pieux
Où les yeux se cherchent
Comme à mille lieues
Des incartades
Du temps
Devenu lui incalculable
Sous les derniers feux d’argent
Précipités dans les fleuves
De la Cité
Il faudra avoir vu
L’inconnu briller ici
Comme les braises incandescentes
De la nuit n’attendant
Rien
Rien ? Sauf la levée de l’impossible
Contre le dernier hurlement
D’une sirène
Rien n’aura été allumé
Que la braise des
Baisers
Accordée contre
Mon bégaiement humide
Lancé à une porte de
Paris
Alain Minod
POMME – GRANDIOSE
MURMURES D’ATELIER

MURMURES D’ATELIER
L’an s’achève
ses couleurs demeurent écrites
par ta main droite pour la plume
et ma gauche pour le peint quotidien
Pendant que je borde la voile
tu tires la feuille de l’eau
Carte postale -voilier-rose, unis sont nos travaux…
Niala-Loisobleu – 26 Décembre 2019
FESSE-MATHIEU
FESSE-MATHIEU
Pas convaincu que les étoiles qui clignotent dans la fenêtre d’en face soient réelles et pas celles d’un foutu arbre de Noël, il faut se mettre en phase
c’est la Nouvelle-Lune
Ah alors le soleil devrait se débarbouiller les yeux
ça mettrait de l’ordre dans le cauchemar de cette dernière nuit où la famille n’a été bonne qu’à régler de fallacieux comptes
J’ai mon voilier à prendre comme une priorité
les histoires de fesses de ma fille coincée dans son usure de sentiments sont plus une impasse qu’un embarcadère
la générosité est l’élément naturel du devoir filial, cette à varices est un grave problème de circulation du sans
Niala-Loisobleu – 26 Décembre 2019
STRATES BLEUES 2

STRATES BLEUES 2
Devant deux je le jure
plus qu’un jour étroit
aimer large
nous sommes en Décembre
ce soleil
trapu comme une armoire normande
tire la marguerite à lui
Si quelque vache à la corne venimeuse
elle est étrangère à la volonté de l’entrain de plaisir qui me penche à sa portière
Une petite robe noire sans appeau blanc
ses petits seins ronds comme un chapeau rouge
si t’aime pas ma couleur
prend le premier métro dès que ça remarchera
la grève est salubre…
Niala-Loisobleu – 25 Décembre 2019
Comme c’est pis ça tout
Comme c’est pis ça tout
Comme c’est pis
à
Domi, Yann, poesialuciodata, abenteuer, delphine, Andra, dreamgoexplore, saphilopes, christineovalarue, Kumru, William
et pis ça tout exprès et pas d’ma faute oubli
merci, merci d’être
J’AIME PO NOËL MAIS TELLEMENT LA VIE QUI NAÎT

James Ollivier (de son vrai nom James Gaston Raymond Duchamp) est un chanteur et musicien français, né le 25 mars 1933 à Reims. Il a commencé sa carrière comme comédien, mais se tourna très tôt vers la chanson, en se produisant dans les cabarets de la rive gauche et en participant à l’émission de Luc Bérimont, La Fine Fleur de la chanson française.
Il a mis en musique et interprété les textes de nombreux poètes français (Villon, Ronsard, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Hugo, Apollinaire, Cocteau, Aragon, Desnos, Queneau, Supervielle, Prévert, Cadou, Bérimont, etc.) et repris certains poèmes mis en musique par Brassens. Il a notamment reçu le Prix de l’Académie du disque français et le Prix de l’Académie Charles-Cros en 1969, ainsi que le titre de Chevalier de l’ordre des Palmes académiques en 1992 pour son action d’initiation à la poésie et à la musique auprès des jeunes d’âge scolaire.
Cocteau compte parmi les artistes ayant le plus marqué le XXe siècle
Cocteau a un peu plus de 30 ans quand il écrit le texte qu’interprète ci-dessous James Ollivier, texte extrait de Plain-Chant publié par Cocteau en 1923. Le poème a été mis en musique de le contrebassiste et compositeur franco-libanais, François Rabbath.
Comptant parmi les artistes qui ont marqué le XXe siècle, Cocteau a côtoyé la plupart de ceux qui ont animé la vie artistique de son époque. Il a été l’imprésario de son temps, le lanceur de modes, le bon génie d’innombrables artistes et il posa sa touche inspirée sur tout ce qu’il créa avec une grâce particulière, une originalité de tous les instants et une intuition rare. En dépit de ses œuvres littéraires et de ses talents artistiques, Jean Cocteau insista toujours sur le fait qu’il était avant tout un poète et que tout travail est poétique.
La descente aux enfers
En 1918, Max Jacob lui présente le jeune poète Raymond Radiguet. Il exercera sur la courte carrière de ce dernier une influence prépondérante. Les deux hommes entreprennent beaucoup de voyages ensemble. La réaction de Cocteau à la mort soudaine de Radiguet, en 1923, crée un désaccord avec certains proches qui déclarent qu’il l’a laissé désespéré, découragé et en proie à l’opium. Son penchant pour l’opium à cette époque-là, Cocteau l’explique comme un simple hasard lié à sa liaison fortuite avec Louis Laloy, le directeur de l’Opéra de Monte-Carlo.
La dépendance de Cocteau envers l’opium et ses efforts pour s’en sevrer auront une influence décisive sur son modèle littéraire. Son livre le plus connu, Les Enfants Terribles, est d’ailleurs écrit en une semaine, au cours d’un difficile sevrage.
Source: Wiki
James Ollivier / Je n’aime pas dormir
Poème de Jean Cocteau (Plain-Chant -1923) / musique de François Rabbath
Jean Cocteau
Paroles de la chanson:
(Poème de Jean Cocteau / musique de François Rabbath)
PLAIN-CHANT
Je n’aime pas dormir quand ta figure habite,
La nuit, contre mon cou ;
Car je pense à la mort laquelle vient si vite,
Nous endormir beaucoup.
Je mourrai, tu vivras et c’est ce qui m’éveille!
Est-il une autre peur?
Un jour ne plus entendre auprès de mon oreille
Ton haleine et ton coeur.
Quoi, ce timide oiseau replié par le songe
Déserterait son nid !
Son nid d’où notre corps à deux têtes s’allonge
Par quatre pieds fini.
Puisse durer toujours une si grande joie
Qui cesse le matin,
Et dont l’ange chargé de poursuivre ma voie
Allège mon destin.
Léger, je suis léger sous cette tête lourde
Qui semble de mon bloc,
Et reste en mon abri, muette, aveugle, sourde,
Malgré le chant du coq.
Cette tête coupée, allée en d’autres mondes,
Où règne une autre loi,
Plongeant dans le sommeil des racines profondes,
Loin de moi, près de moi.
Ah ! je voudrais, gardant ton profil sur ma gorge,
Par ta bouche qui dort
Entendre de tes seins la délicate forge
Souffler jusqu’à ma mort.
Je mourrai, tu vivras et c’est ce qui m’éveille!
Est-il une autre peur?
Un jour ne plus entendre auprès de mon oreille
Ton haleine et ton coeur.
Je n’aime pas dormir quand ta figure habite,
La nuit, contre mon cou ;
Car je pense à la mort laquelle vient si vite,
Nous endormir beaucoup.
https://memoirechante.wordpress.com/2014/09/20/james-ollivier-je-naime-pas-dormir-jean-cocteau/
DE CORPS ET D’ESPRIT – NIALA/BERTRAND BELIN
DE CORPS ET D’ESPRIT – NIALA/BERTRAND BELIN
De corps et d’esprit
aussi près que possible en connivence du vent pour voilier-rose
je m’ai levé sans avoir la tête dans le sot d’un abus gastrique
le corps plus seindu que jamais à ton petit-jésus animal
Dans l’épais brouillard de la gueule de bois de la guirlande qui clignote devant ma porte sur mon trottoir le caniveau est d’eau de roche
Pendant qu’elles faisaient l’indienne avec la ruse des saintes-nitouche chacun de nous dans la bûche soufflait sur le m’aime feu
y aura du soleil que ça m’étonnerait pas…
Niala-Loisobleu – 25 Décembre 2019
De Corps Et D’esprit
Bertrand Belin
Dans la nuit
C’est une clope
Je te dis
Un point qui danse
Dans ces collines
On se balade ici
Ma main au feu
Un ours qui fume
Je n’en crois rien
Il faut que cela soit quelqu’une ou bien quelqu’un
Qui suit un sentier
Quelqu’un de transi
Quelqu’un qui fuit
Qui cherche un pays
Où vivre
Vivant
De corps et d’esprit
Je n’en crois rien
Il faut que…
FOI GRÂCE
FOI GRÂCE
Derrière la boutique du traiteur
un pas blanc
plus une gamine en fugue
et des naufragés d’une propagande
Métropolitain
station Rome fermée
je mord les St-Père
au gâchis de lumière de l’Elysée
Niala-Loisobleu – 24 Décembre 2019





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