
QU’ON TENTE
Avant internet sa mère avait échappée au trottoir et son père à la guillotine, parce que la misère de la condition humaine faisait de la femme une lapine et de l’homme un esclave industriel
Sa grand-mère lui disait le Chocolat Menier, en l’endormant la main dans les cheveux. Elle lui racontait le paternalisme. On vivait au village de l’usine qui nous employait, logés par le patron à qui on versait loyer, l’épicerie, le coiffeur, le cordonnier, la boutique de mode, le dispensaire, le café-tabac, le jeu de quilles et la baignade puisque l’ensemble se trouvait en bord de Marne, tout était Menier.
Le salaire ne suffisait jamais à tout payer, alors il nous proposait un crédit
Le paradis
Aujourd’hui elle se dit que les choses ont bien changées, elle est propriétaire de ses fesses et pourrait croire que le droit de cuissage et terminé si la promo canapé était pas en corps vivante
Alors elle rechigne
Pas d’accord avec les copines que ça con vient
Elle s’a fait une bande rôle : « NI PUTE, NI SOUMISE » tellement plus grande que sa petite chambre sous les les toits qu’elle la met dans la rue
Internet arrivé, la voilà qui libère, toujours en recherche d’amour d’elle même
Alors elle zape du matin au soir pour nourrir son addiction
Le like a été inventé pour dire je t’aime
Oui mais qui a vu que c’était l’invention de l’intelligence artificielle qui drivait tout un chacun vers la vente de produits en tous genre…
Je crois que sa grand-mère était plus libre en définitive
A l’époque le travail demandait de la main-d’oeuvre
Aujourd’hui le travail cherche que du robot pour augmenter le profit, l’hameçonnage du like s’évertue à le satisfaire. Le nombre de likeurs qui s’adressent vraiment à toi pour te dire qu’ils t’aiment est insignifiant par rapport à ceux qui cliquent sans rien regarder
C’est inimaginable de voir comme le ricochet du bidule peut te dépersonnaliser définitivement, le choix est banni tu es soumis et sous surveillance jour et nuit où que tu sois et qui que tu sois
Internet est le plus grand lieu d’infractions à la liberté individuelle
J’en suis tout comme vous…
Mais de grâce ne me louer pas le like comme un moyen d’expression alors que ça réduit à la muselière, fait pute et soumis…
Niala-Loisobleu – 14 Décembre 2019
Par la joue frileuse des pommes je te like
Le temps nécessaire qu’il faut pour prendre le pouls des arbres je te like
Et pour celui qu’il faut pour faire des fagots d’étoiles je te like
Pour nos grands mères qui ont traversé ta tete de l’Art je te like
De mes yeux roux un ton en dessous de la couleur du chocolat Meunier je te like.
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Ton goût chocolat ne peut se ressentir comme un viol
T’es du nombre qui like à partir du coeur
Jusqu’à en manifester la frustration que ça comporte
Je sais ça
J’ai dit tout haut la douleur que j’en ressens quand je vois le nombre de tes abonnés qui avec lui squattent ton site
Le tout petit nombre qui vient chez moi autorise à dire qu’ils sont sincères
Tout le monde ne peut pas écrire, alors ils disent avec ça
Je pense avoir du discernement. Ma
C’est ce qui sauve…
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Julie
sans te dire combien
simplement vouloir éclairer…
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