
ENTRE TIEN EMOI 121
Du coq à l’âne
le temps gémît en se faisant mettre
la mâchoire en caque
oh ouïes
Montagnes de tes formes en cordée qu’est-ce que le méplat d’un ongle cassé vient faire contre le bouton de fermé de la lumière ?
J’entends ta voie à travers les portes quand à l’approche de la pleine-lune le ciel se vide
L’être inamovible riveté au domicile nous brise le voyage comme un yacht amarré dans le port de St-Tropez
Se promener dans la lourdeur du degré dans les rues en pagodes ou sur un marché flottant, en main l’ananas qui rafraîchit en clarifiant les canaux de Bangkok, me flottent d’encens le contour de ta démarche. Théâtre de marionnettes entre les ficelles d’Hanoï aussi bien qu’au couché du soleil sur l’or d’un temple où en corps à cheval à Mandalay, comme si nous y étions, en file de bonze pour la quête du riz. Mékong, eaux troubles, les enfants de Marguerite ahanent en bridé l’espoir effarouché d’un envol. Et au bout du monde, poussés par le vent, à dos d’éléphant l’enfer d’une route vers Delhi gommée par un voeu de Bénarès, cette offrande qu’on lâche au Gange en papillon un soir à la bougie.
Tu trembles dans ma paume. La vache du pré peut ne pas être sacrée, ça n’enlève rien du cri qui va naître dans l’orgasme une nuit dans la cabane au bord des églantines. Les percherons paissent entre deux haras qui rient
L’amour en valise du coeur, visa pour l’à venir est au chaud dans ta haute-forêt, cette Amazonie garantissant mon oxygène. L’enfant-sauvage en sort La Pomme sur le rail, traverses en voie secondaire où le principal à gare.
Niala-Loisobleu – 11 Décembre 2019
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