ENTRE TIEN EMOI 119
Les doigts gantés du soleil de Novembre qui passe je sors au balcon tailler l’inspiration. Passe un vol d’oies sauvages, un enfant reste tenu à son cerf-volant, à peine si l’on peut voir le haut de la voile qui traque l’horizon, quatre matelots, une Dame-Jeanne et un lit-clos tombent avec le seoir d’un jour de perm qui s’achève
Quand le coq a coché sa crosse les poules ont pu faire la pause
Un tableau qui dit « Nous » change ses draps. Des marguerites sont brodées sur le rabat en fil de joie, entre les jambes de la cheminée le conteur se racle la voix, le feu pétille comme du bourru, tu es sur mes genoux comme la guitare des soirs d’été sur la plage, l’accord de ton corps laisse aller mon pinceau, l’atelier est chaud et la chatte ne bouge plus du pied du lit. L’échelle du meunier fait craquer ses marches, comme chaque fois que l’odeur du peint revient. Le goût que j’ai trouvé sur ta langue se fond entre menthe, ru et herbe du gueux. J’ai dans l’idée que si demain il pleut je dériverai bien l’eau jusque dans la palette à l’aisselle de ton marais.
Niala-Loisobleu – 20 Novembre 2019

La sève nous apparente, menthe, herbe aux Gueux ou arbre à soie et elle a besoin de son espace pour se répandre..Voilà plusieurs jours que tu réinventes ta chambre à soi et c’est le ciel tout entier qui y viendra demain émoi émoi émoi …Je viendrai pour méditer et accomplir de grands essors simultanés…Avec la ventrale empreinte de mes mots et le soleil d’un jour de pluie sur le dos…L’avenir dira lequel de mes profils tu préféras quand je reconstruisais avec toi les contrées rares de l’air…
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Si je dois choisir un profil tu vas te trouver en examens de longue-durée…
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y erre aime?
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Et trucs pas avouables de ma médecine parallèle…
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Atome égaré, arbrisseau,
Tu grandis, j’ai droit de parcours.
A l’enseigne du pré qui boit,
Peu instruits nous goûtions, enfants
De pures clartés matinales.
L’amour qui prophétisa
Convie le feu à tout reprendre.
O fruit envolé de l’érable
Ton futur est un autrefois.
Tes ailes sont flammes défuntes,
Leur morfil amère rosée.
Vient la pluie de résurrection !
Nous vivons, nous, de ce loisir.
Lune et soleil, frein ou fouet,
Dans un ordre halluciné.
D’un meme lien/ René Char
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l’halluciné c’est un sacré alliage en tant de crise de rias d’homme…
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Une drogue douce
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