COMME VIENS LA MUSE


Tu le sens par cette odeur qui veut sortir. Quelque chose t’aspire sous les pieds qui ne peut être marécage. Trop de rayonnement vital dedans.

Tu le reconnais. C’est fluide et pâteux. Ça vient de la tripe. Et l’âme l’entoure.

Déshabille-là la toile jusqu’à toi. Tes doigts vont la tordre, la pincer. D’herbe, de menthe, de marguerite il faut qu’elle coule de tout son sel.

T’es à mer prêt à peindre.

Niala-Loisobleu – 19/11/19

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