Cela
ouvert dans la lumière
arrivé à celui
cet enfant débarqué dans le temps du soleil
et qui prononce moi
et qui déjà se sait
seul
possible de cela
cours au long du désert la tartine à la main
narine emplie de vent
mal au ventre
musique
seul moi
seul ici et seul temps
où rien n’est là en vrai que par ce moi d’où sortent
deux mains presque deux bras
deux pieds presque deux jambes
et seul
à qui cela arrive
cours au long du désert la tartine à la main
narine emplie de vent
tête ventre
de bruits
ce sac
de déjà plein d’un mal
et qu’aucun autre n’a
et qu’aucun autre n’est
rien n’est moi comme moi irremplaçable enfant
et tout
qui n’est plus là s’il part
cours au long du désert la tartine à la main
narine emplie de vent
mal au ventre
musique
Au sujet de Jacques Richard
A Propos
Né à Bruxelles en 1951, Jacques Richard a passé son enfance en Algérie puis en Belgique. Il est devenu peintre après avoir fait des études de musique et de peinture. Il est marié à Pascale Toussaint, écrivaine. Il a pratiqué divers métiers dont celui de libraire (Tropismes). Il enseigne la peinture et le dessin en école supérieure et en atelier.
La littérature, vocation première, l’a rattrapé en 2005. Poète, nouvelliste et romancier, il a publié entre autres « Le Carré des Allemands », La Différence 2016, Onlit 2017 2e édition, et « Petit Traître », finaliste du Prix Victor Rossel 2012 et Prix Franz de Wever (Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique).
À paraître janvier 2019 : « La femme qui chante ».
Les yeux sur le Chaume, accroché comme le morpion fier d’avoir du poil et du vrai (de la tête au pied) l’Atelier se prépare en tempête à accoster l’île où je peins, pinède aux petits-pots de gemme. Les expositions s’exposent au pire maux:l’indifférence d’un monde qui a tout au point de n’en avoir cure. Travailler comme le manuel ouvrier qui fait du soleil à tartiner. Le chevalet se fera vitrine, et au four le peint cuira comme en plein air
Les EAUX-NEUVES ne sont pas une fin de cycle mais le début d’un autre…Je les ai toujours vues comme un bain et un grand ménage…Le vent s’est déchaussé qui voulait te garder Dans et à coté du monde…Les seins touchent l’onde sans conditions et sans limites…
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L’un et l’autre jumeaux
Comme des inséparables et sans limites territoriales…
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La forme, récipient du temps
amoureusement l’enveloppe
au temps offerte
attente et accueil ensemble
étreinte sous les espèces du temps
la forme particulière par lui imaginée
par lui dotée de sens
Mais plus tard, la forme achevée, tandis
que l’effleurait sa main matérielle
Il comprit que le temps est matière
tandis que sa propre main
et la forme avec elle
et la précieuse matière amoureuse
devenaient transparence et idée de temps
Tout ensemble
Zoé Karelli, Travailleur aux ateliers du temps.
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Appartenir aux ateliers du temps comme simple travailleur est de haut-grade..,
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C’est avoir sa place et son amour.
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Comme unité de valeur…
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La seule qui ait du sens
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