La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Quand la rue reste cette première campagne abordée depuis les toits
Dernier étage à toucher un ciel ailé de miettes de tourterelles
Glisse de ta robe cette musique de trottoir à l’envolée de tes pas légers
Un limonaire posté à l’angle de mon front reste collé à ta vitre à tours de manivelle
A l’embue des seins l’oiseau tape du bec au petit-bois du vers qui mastic
Sous les sauts du drap pendu à la corde qui sèche en jetant au vent ses mots de chanson de reins, simples mots issus en dernier silence aux passants qui se retournent sur ma chère mariée.
Walk A Mile In My Shoes
Elvis Presley
If I could be you, if you could be me
For just one hour
If we could find a way to get inside
Each other’s mind
If you could see you through my eyes
Instead of your ego
I believe you’d be, I believe you’d be surprised to see
That you’ve been blind
Walk a mile in my shoes
Walk a mile in my shoes
Yeah, before you abuse, criticize, and accuse
Walk a mile in my shoes
Now there are people on reservations
And out in the ghetto
And, brother, there, but for the grace of God
Go you and I
If I only had the wings
Of a little angel
Don’t you know I’d fly to the top of a mountain
And then…
Marche un kilomètre dans mes chaussures
Elvis Presley
Si je pouvais être toi, si tu pouvais être moi
Pour juste une heure
Si nous pouvions trouver un moyen d’entrer à l’intérieur
L’esprit de chacun
Si tu pouvais te voir à travers mes yeux
Au lieu de votre ego
Je crois que tu serais, je crois que tu serais surpris de voir
Que vous avez été aveugle
Marcher un mile dans mes chaussures
Marcher un mile dans mes chaussures
Oui, avant d’abuser, de critiquer et d’accuser
Marcher un mile dans mes chaussures
Maintenant, il y a des gens sur les réservations
Et dans le ghetto
Et, frère, là-bas, mais pour la grâce de Dieu
Va toi et moi
Si seulement j’avais les ailes
D’un petit ange
Tu ne sais pas que j’irais au sommet d’une montagne
Puis…
Dans ce soir qui tord tout et son contraire qu’est-ce que je pourrai avoir à me reprocher
certes pas d’avoir initié ta présence
Le faux-reflet ne peut venir que d’avoir fait acte de présence en plein ce dont on se voit accuser d’absence. Les jardins seraient des lieux propices à certaines mauvaises herbes dès lors qu’on y touche. C’est injuste et banal comme un quotidien obligé
J’ai seulement la mémoire de ce qui sent bon en toute circonstance
Le cheval boit à l’écart du fouet sur la trace libellule.
La fenêtre est là qui flotte toutes voiles dehors à dos de cheval
ça fait siffler mes reins après qu’il t’aient halée à la cale pour que je monte à ton bord
Les mouettes piquent, remontent, rasent et puis se posent
autour de l’accordéon de ta taille
Au hamac de tes seins balancé je survole les nuages
en jeu forain auto-tamponneur
l’anénomètre remonte le goût de vivre sans faire sonner la corne de brume. Ressort de lune à l’échelle de corde des marées. Nous abordons les EAUX-NEUVES, Ma comme le cap attendu.
Dans le noir où se montrent seuls les pas connus, le peu de jour qui lève est balancé au bout de la potence du cadran
Vent violent et tiède d’un orage venant de loin, mais encore décidé.
Le café chaud en frissonne dans la tasse. Quand il s’en est pris à tes cheveux j’ai senti ta peau nouer son bonnet à poil.
Quand je vais tondre le jardin de derrière je garderai la plus haute herbe dans son odeur intégrale. Les oiseaux dépêchés te la donneront à tremper comme du peint. Elle sentait fort la Charente quand je suis rentré, la moiteur de ce moment, la sort du lit. J’ai du rêver un départ en gabarre, quand j’ai ouvert l’oeil j’ai vu que j’étais amarré au coeur de l’estuaire.
Un bon Dimanche au bord de l’eau, Ma, ça dense joyeux comme un macareux déjà debout sur la pointe du rocher. Il se sent bien d’avoir posté son vol.
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