Tremblement cutané
Ventre bise-bise roulé
Et voile à baume au quai
Les mains-chalut remontent la pêche de ligne
Ce bouquet suit la plage
Contrevents en tuile
Je t’entends étirer l’accordéon du filet.
Niala-Loisobleu – 25/10/19

Tremblement cutané
Ventre bise-bise roulé
Et voile à baume au quai
Les mains-chalut remontent la pêche de ligne
Ce bouquet suit la plage
Contrevents en tuile
Je t’entends étirer l’accordéon du filet.
Niala-Loisobleu – 25/10/19


La pluie harassée se tient au débord
j’ai sous les feuilles un amas qui me couvre
Ô ce que le ventre peut tirer de chaud quand les doigts s’y promènent
petit animal
sursaut
émoi le chien
passage
je fais le beau sans besoin de sucre.
Niala-Loisobleu – 25/10/19
La queue des tiges à la branche intestinale ruisselle dans la clairière
La chair prête à couver creuse son nid
Du gris rebattu l’éclairage met l’occupation abusive en dehors
Par cette fente originelle l’antre tient
L’ocre voyelle tient La Chapelle, par cette cabane encrée sur la carte ..,
Niala-Loisobleu – 25/10/19


Du soir tenu des ongles
entre l’instance des gouttes où tout glisse
le sec du tendre ouvre son ventre du sourire
de la constante de l’aile
L’enfant souffre toujours de sa taille dans la démesure du temps
Niala-Loisobleu – 25/10/19

Le soleil que cette pluie amène est d’un autre rayon.
Je suis ce chant de caniveau premier
Les bouquinistes accrochés à la lumière du temps ne jaunissent pas le vers de leur mémoire
Comme l’Ecluse qui sasse d’un niveau à l’autre avec cette voix qui dit
« Chante toujours tu y arriveras »
La volonté de dire accroche l’amour de vivre sur les murs de cette présente exposition
Tout y est Eaux-Neuves
Niala-Loisobleu – 23 Octobre 2019



Combien de matins se sont levés pour partir accrocher en peu de paroles d’innombrables pensées bien arrêtées sur le quotidien. Oh, plus qu’il n’en faut pour illustrer une vie. Ce qui n’a jamais changé c’est l’envie de faire comme la première fois ce qui attrape au ventre par l’inconnu de la rencontre. Sur ce dernier point il n’y a pas de différence entre le moment où l’endroit, c’est partout dans le monde la même angoisse. Les langues ont beau différer, face à un espagnol, un anglais, un allemand, un russe, un japonais, un ivoirien, un américain où un balte, la peinture à la langue universelle. On peut dire que ça entre par les tripes ou pas. Surtout quand on ne peint pas des biches au bord de la rivière, des petits-bateaux, des piétas, ou des pauvres fleurs coupées. La poésie quelque soit son moyen d’expression ne prend pas par les yeux, elle n’entre que par son intime attente. On se reconnaît en elle ou pas. Le temps est frais c’est vif, j’aime. La nuit couvre encore la couleur, je ne pense qu’à l’amour que ça signifie. C’est BONJOUR LA VIE
Niala-Loisobleu – 21 Octobre 2019
Voici « LES EAUX NEUVES II » le soixante-et-unième de cette nouvelle Epoque 2019 avec BARBARA AUZOU.
C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

L’EPOQUE 2019/61
On a dérangé tant de silences
Que la rosée avait dissimulé
Le tracé du chemin Ce lieu
Nous l’avons ouvert avec les yeux
Avec un poing blanc ganté de rousseur
C’est qu’il fallait tirer à soi plus de douceur
La tige longue des joncs sur la ligne de vie
Et c’est une débandade de blocs adoucis
Qui a roulé vers l’aiguille de notre sang
Passés en pluie sur une peau d’herbes plissées
Lentes comme l’étirement d’un col de cygne
Nous avons conquis le vert de la durée
Et l’œil embué d’une sérénité
Que peu d’ombre ponctue
Barbara Auzou.


Un silence de train se laisse poser sous les pommiers de derrière la vallée pendant que les fumées de cheminées laissent les flammes jouer, derrière sa vitre le poisson garde son eau plaine. A côté du livre fermé l’histoire d’amour se lit en écoutant le bruit de traverses dans l’esprit de la pensée allongée sur les fleurs du drap. Elle dit toujours l’horreur de la petite boule à laver c’est qu’elle supprime la libido en premier. Le chat lui monte l’escalier naturellement sans faire de bruit. D’un cornet de frites au coin des Grands Boulevards j’arrivais plus souvent en retard à l’école. Quant aux marrons des Tuileries ils furent les premiers à me donner ce piquant qui retient pour quelque chose. Par exemple les chevaux de Marly qui cernent la Concorde ont plus de souvenirs de guerre que d’histoires d’ô à raconter. C’est ainsi que les hommes vivent, Guillaume est mort de guerre alors qu’il était né que pour aimer en paix. La pomme sous mes yeux est à l’image de tes fesses. Craquante et joufflue.Le pourpre qui vernit ses joues tire au vers dans la partie qui se creuse. T’es bonne à mordre. Le bateau de croisière est entré dans la rade, il faut vite tirer les volets sur Venise. Fermant les peaux pierres un instant, je vois tes seins sauter au trapèze. Je les attrape au vol et les garde en sculpture pour mon exposition. Debussy passera en fin d’après-midi.
Niala-Loisobleu – 20 Octobre 2019
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