Paule du Bouchet : » Ecrire, c’était trouver mon père en moi »
L’écrivain publie » Debout sur le ciel », aux éditions Gallimard, un récit, autour de la vie et de l’œuvre de son père, le poète André du Bouchet, mort en 2001, et « poète majeur de la génération des années cinquante-soixante, avec Yves Bonnefoy, Jacques Dupin, Philippe Jaccottet ».

« Travaillez, prenez de la peine : c’est le fond qui manque le moins. Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage que nous ont laissé nos parents. Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage vous le fera trouver, vous en viendrez à bout. Remuez votre champ. Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place. Où la main ne passe et repasse. Le père mort, les fils vous retournent le champ. Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an, il en rapporta davantage. D’argent, point de caché. Mais le père fut sage de leur montrer avant sa mort que le travail est un trésor. » Le laboureur et ses fils est une fable de La Fontaine qu’André Du Bouchet affectionnait. C’est parce qu’on ne connaît pas toujours l’endroit du trésor laissé, que le récit de sa fille, Paule Du Bouchet, ne se tient pas à un endroit fixe sur son père, mais qu’il suit de nombreux mouvements. Debout sur le ciel est le titre de ce texte publié aux éditions Gallimard.
J’ai toujours considéré comme un don, comme une conversation qui se poursuivait, comme un signe de la main, le jour de la mort de mon père coïncidant avec celui de mon anniversaire.
J’ai travaillé avec les choses, essayé de traiter la mémoire de manière pratique, concrète, charnelle. Ce qui est émouvant, dans les choses, c’est ce qui vient après. Le texte existe en lui-même mais aussi avec tout ce qu’il va convoquer.
Je me souviens que mon père regardait les tableaux en marchant. Je le revois avec ses Carnets ; sa poche était comme une chambre, son manteau comme une maison.
On ne sait pas toujours ce qui va se dégager d’un livre qu’on a écrit. Mon père avait détesté sa propre enfance : cette « hauteur » de l’enfance, c’est comme si nous l’avions trouvée ensemble
Quel beauté ce visage , il transporte son père sur le rayonnement de son sourire…
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C est quelque chose que je savais de lui les carnets en marchant…
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Ben le voilà…je comprendrai jamais rien à WordPress
Cette métaphore j’en vis le sens depuis toujours tu sais, Ma…
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Oui je crois que je le sais Mon
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D’après le peu que je sais il était son seul point fixe : la mère (très brillante) etait occupée ailleurs…
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Peut-on reprocher àTina Jolas sa grande passion pour René Char…
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On peut vivre une grande passion et continuer à s’occuper de ses enfants… mais bon… ça n’engage que moi
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Je ne sais pas si elle l’a délaissée…
Bises, Eva…
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Oui mais il y a autour d’une grande passion des acteurs qui ne sont pas faits pour le rôle qu’ils s’octroient dans une pièce
qui les dépasse.,.
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Tu pourrais m’imaginer disant « il faut lapider Tina »,Ma ?
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Oh non….
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Je n’ai pas écrit qu’ il fallait la lapider… et puis après tout ça ne me regarde pas… le résultat c’est quand même que l’e souvenir l’e plus marquant de sa fille c’est une « robe rouge toujours absente
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Ce que je sais de ce type de vécu m’autorise à dire qu’on ne peut avoir de réponse qui soit sans parti-pris…
Quand à toi Eva jamais il m’a semblé avoir pensé qu tu avais parlé de lapider ???
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En tout état de cause il convient de demeurer sur le sujet pour donner un avis qui en sorte pas. A aucun moment il a été question de la mère mais de la fille. Et qui plus est par rapport à son père, alors délayer à côté …
Je précise aussi qu’en te répondant Barbara je n’entrais pas dans le propos d’Eva, autrement dit le lapider est un échange de toi à moi, Ma, point barre.
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