MANIFESTATION DU SACRE


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MANIFESTATION DU SACRE

 

Mes yeux lèchent en direction du centre

immobile tu maintiens ma main

l’apparence d’un mur peut inopinément s’emparer de la couleur du sens, rien qu’un instant d’inadvertance

au tissu du mouvement de tes bras tes seins joignent l’équivalent de la quête, alors je peux pencher mes lèvres à la fontaine de tes aisselles

et le silence prend place sans possession détournante

à la montée des neiges mes jambes glissent à la gîte

en pleine mer je sens apparaître  le courant de ton encre flottante, tes membres m’ont mis en amarre sur la palette de tes pores

 

Niala-Loisobleu – 13 Août 2019

 

 

6 réflexions sur “MANIFESTATION DU SACRE

        • UNE PELLE

          La cassure de la brique creuse sourit à la chaux vive

          L’air mêle les haleines des bouches les plus désirables

          La première fois qu’elles se sont abandonnées

          Et le mouvement de l’ouvrier est jeune c’est à croire

          Que le ressort du soleil n’a jamais servi

          Pleine de velléités d’essors tendue de frissons

          Une haie traverse la chambre d’amour

          A l’heure où les griffons quittent les échafaudages

          Montre montre encore

          Conjuguant leurs tourbillons

          Volcans et rapides

          De la taille d’une ville à celle d’un ongle

          Disposent de l’homme font jouer à plein ses jointures

          Dans la fusion mondiale des entreprises industrielles

          Et plus singulièrement obtiennent de lui

          Qu’il réprime jusqu’au cillement

          Au microscope

          Dans une tension héritée de l’affût primitif

          Lorsqu’il lui est donné en partage

          Non plus seulement de les subir mais de les déceler

          tout au fond de la vie

          Et le manœuvre

          N’est pas moins grand que le savant aux yeux du

          poète
          L’énergie il ne s’agissait que de l’amener à l’état pur
          Pour tout rendre limpide

          Pour mettre aux pas humains des franges de sel
          Il sulfisait que le peuple se conçût en tant que tout

          et le devînt
          Pour qu’il s’élève au sens de la dépendance universelle dans l’harmonie
          Et que la variation par toute la terre des couleurs

          de peau et des traits
          L’avertisse que le secret de son pouvoir
          Est dans le libre appel au génie autochtone de chacune

          des races
          En se tournant d’abord vers la race noire la race

          rouge
          Parce qu’elles ont été longtemps les plus offensées
          Pour que l’homme et la femme du plus près les yeux

          dans les yeux

          Elle n’accepte le joug lui ne lise sa perte

          Chantier qui tremble chantier qui bat de lumière

          première
          L’énigme est de ne pas savoir si l’on abat si l’on bâtit

          André Breton

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