ENTRE TIEN EMOI 110
A l’extinction de ce Jeudi torride, l’orage ne laissait plus de doute. Il serait parmi nous avant l’aurore. Le plomb en fondant attrapait les fusibles du téléphone illimité pour le transposer en pannes de courant saccadées. J’ai vu vu l’enfant revenir, pris par la peur que sa mère entre dans la chambre et lui dise de dormir en éteignant son rêve. Celui qui ne doit pas être approché même par les parents. Qui gronde ainsi, me demandai-je, le ciel lance des éclairs de feu, la voix bleue qui s’en est emparé, je n’entends plus que le vide ? Le prunus le plus proche souleva une de ses branches en disant « C’est pas moi ». Reviens ! Le bond en avant qu’ont fait tes seins dressés comme un animal n’avait d’autre sens que ton entrée dans la voiture. Tu traverses les distances, te voilà, ah oui, entre vite que je te dise. Nous nous mettrons à l’abri l’un dans l’autre. Seulement seuls. Personne d’autre, à table comme dans cette promenade les pieds dans la marée montante. On entre plus à nous séparer même pour manque de respiration. Qui comprendrait ? Pas besoin, le partage se fait à un moment à ne plus franchir. A ce moment là tu as dévoré la clef en rugissant. Dans tes yeux carnassiers j’étais sûr de pas confondre avec l’orage, mais entre grand tigre, roi des animaux et panthère noire j’ai pas pu choisir. On a trouvé que t’appeler Fauvette ça répondait bien à ta félinité.
Niala-Loisobleu – 26/07/19

Aux terrasses de l’aurore trop tôt réveillées
au chèvrefeuille frissonnant encore
de ses rêves d’espaliers,
les mouvements de la terre arasée
à la prunelle fruitée de l’été,
s’offrent un petit tour de balancelle,
surprenant la fauvette au chamois de son aile
et la racine enroulée sur son apaisement.
Sa chemise humide est suspendue à la haie basse
et les petits murets se penchent, se fissurent et l’embrasse
dans un rire. La rosée est alertée. C’est déjà demain.
Plus personne ne peut mourir au jardin de guerre lasse.
Barbara Auzou./ variations autour du jardin
Défendre nos rêves, Mon, nous donne dix mains chacun…Quelle merveille que ce pouvoir préservé et qui nous vient de si loin…
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Et aucun manuel ne prétendra le contraire, dix mains chacun c’est le minimum requis pour pouvoir écrire les trois mots…
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Voui, avec une grande âme qui se dresse au milieu…
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L’âme de bourre dedans..
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Dans la fonte contre laquelle la nature lutte accrochée à ses poils passe un faux-sein surdimensionné. Encore une bouée du Titanic qui sort des glaces.,.
Merci Angelilie.
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J’ai affreusement peur des orages… celui de Barbara m’effraie moins que le tien décrit 🙂
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N’aies pas peur Eva je n’ai pas l’orage mauvais…
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Hhhh ! c’est que tu décris si bien l’orage (celui que je crains !)
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Entre la biquette, tous poils sortis
-Bonjour l’Oiso, ça va comment bien ?
– Boum ça boum et bou-boum mon cabri, on peur se mettre le nombril au dehors, le soleil y en marre…
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