QUAND VOLENT LES MAISONS
Au bas de la colline de tes seins, abattu par trop de chaleur, je dormais en l’absence de nuit de sommeil, les deux (le savoir et le faire) dans les cordes d’un ring implacable. Seule ma pensée fugitive refusait de rester au pied. Il faut que tu montes, me disait-elle, elle aussi est dans cette léthargie caniculaire et demande à boire. Vas, cours elle ne s’appelle pas Roland, ne la laisse pas au fond du col, d’un cygne de bouche montre-toi. Un couple apparut au seuil de la place et déjà dans les fleurs on en devinait d’autres debout sur un appui de fenêtre d’un petit village, le toit émoi en vol. La pierre tremblante. Et d’arbres portant, nous nous enlaçâmes les seins, le dos, le cou, la tête, le ventre , les fesses, les cuisses, le torse, les genoux, les poplités réunies comme une fête des moissons.
Niala-Loisobleu – 09/07/19


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