L’EPOQUE 2019/32 – « SANGLOTER D’EXTASE LES JETS D’ EAUX »
Voici « SANGLOTER D’EXTASE LES JETS D’EAUX » le trente-deuxième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.
C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires.

L’Epoque 2019/ Niala
Acrylique s/ toile
116×81
Ce fut dur ce fut doux
Sur nos genoux brisés d’aiguiser
Nos refus au caillou
Et à la chaux de notre maison blanche
Rouler dans leurs nerfs
Les questions excédées
Qu’on ne se poserait plus guère
Des armoires lourdes libérer
Notre nudité légère avec toute l’eau de ses habitudes
Et de l’être-là dont les choses seules jusqu’ici avaient le privilège
Nous épouserions la similitude franche
Et fêterions sans fanfare à l’épaule nue
Le retour en arpèges de l’unité perdue
Combien faut-il d’amours rudes
Et que faut-il qu’on s’impose
Pour égaler en puissance
La simple beauté des choses
Pour initier l’enfant du silence
à la subtilité de tous les échos
Celui de ma tremblante chambre d’écriture
dont tu soupèses le fruit immédiat
au bout de sa branche ivre
Cet autre encore où je bois trempée
de tous tes ciels la couleur rose de tous tes bleus
Regarde son sourire d’aurore nous éclabousser le cœur et les yeux
Regarde avec l’humilité de celui qui sait et qui ose
sangloter d’extase les jets d’eaux* dans la fleur primitive
Barbara Auzou
* Paul Verlaine, Clair de Lune.
Dans l’heure haute des bas jardins, l’union s’étire doucement entre deux soleils et des mains savantes…
Bonjour, Mon….
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Prendre de la mer ce qu’elle tient éloigné pour s’en rapprocher
la gorge sèche du sol fouillé
L’horizon comme une promesse qu’on arrose d’une caresse des lèvres au matin
et qu’on borde le soir dans l’abreuvoir des grands fauves
si la voile qui se tend en appelle
le nom du bateau se tire à proue
Paisible la violence qu’on domine
Ardent l’élan en butée aux étoiles
« Regarde avec l’humilité de celui qui sait et qui ose
sangloter d’extase les jets d’eaux* dans la fleur primitive »…
N-L
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L’oreille tendue du matin trempe déjà dans le rapprochement, nouant les fleurs assemblées en un bouquet que la vigne réclame…Bon jour Ma, le chien bat de sa queue la fixité des choses…
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Au sein de la terre, j’écarterai
les émeraudes pour t’apercevoir
et toi d’une plume d’eau messagère
tu seras en train de copier l’épi.
Quel univers ! Quel stimulant persil !
Quel navire voguant sur la douceur !
Et toi peut-être et moi aussi topaze !
Toutes ensemble sonneront les cloches.
Il ne restera plus que tout l’air libre
avec la pomme emportée par le vent,
dans la ramée le livre succulent,
et au lieu où respirent les oeillets
nous fonderons un habit qui supporte
l’éternité d’un baiser victorieux.
Pablo Neruda/ La Centaine d’Amour
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L’ire respirable déglutit
du pied le chat touille
je ferme la machine infernale
et au lieu où la menthe
traverse les deux rives
j’antre d’une dextre créative..
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— » Et que faut-il qu’on s’impose
Pour initier l’enfant du silence
à la subtilité de tous les échos —- »
Par des chemins effacés par le vent , des pauses diluées par l’éphémère il faut
marcher longtemps et fermer les yeux sur la douceur pour » sangloter d’extase les jets d’eaux »
» Encore un pas, et nous serons
Au sommet, nous verrons la mer
Faire don de ses voiles cinglant
Vers le blanc rivage de l’enfance. » — Cheng —
Merci encore à tous les deux pour ce moment doux et fort à la fois
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On ne s’impose rien pour initier l’enfant au silence. C’est apprendre que lui faire savoir comment amener son cri au nouveau silence. Alors commence le langage des échos
Merci Jane pour cette parole vraie. Je t’embrasse..:
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