FOND DE JARDIN
Ces murs d’herbes gardent au frais l’absence arrogante des fleurs délavées
confié à leurs parfums d’arômes forestiers ton corps s’embaume
On vit un enfant se blottir dans le bassin de sa mère
un petit-bateau au doux nom de fille est à quai
Sur leurs échasses de longs becs puisaient par l’école de signes – le sémaphore corrigeait l’épreuve
La claire proche baille l’huître sans détartrer la coquille qui carrosse le chemin du marais. Sous l’aisselle du buisson fluvial j’ai posé la dernière algue à reproduire. Lâche pas ta barque j’entends venir l’éclusier.
Niala-Loisobleu – 03/07/19

Après deux ans
ayant poussé du jardin
la tendre porte qui chancelle
Tout a changé.
J’ai tout revu
la peur accrochée sous la tonnelle
son parfum d’épaule nue
et la bretelle délavée qui l’avait tenue
et la menthe au corps est plus mordante
les nénuphars du bassin plus charnus
Tous les signes ouvrent l’eau
pour un seul bateau
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Biennale que le jasmin
porte en tête de défilé
La faune a marqué ce territoire à la mode d’antan, garenne au trot, biquette accrochée de poil mouillé aux branches de l’escarpe qu’un ange survolé
Au début fut la peur laissée en jachère, vaste terrain reconquis par le sauvage des marguerites,
coquelicots et variétés de langage
A serrer la gorge
Tout ressort sans fausse pudeur franco de pores
Cet après-midi fort chaud où la menthe se proposa
tient de son piquant la beauté à jour.::
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