BRUT DE SENS
A bord de ma pierre de voyage
le chapiteau gratté des ongles
je renverse la charpente marine
ne nous laissez pas succomber au mirage climatique
ce qui dense sur le sable n’est qu’effet d’optique
je franchis le paravent pour attraper ton corps en vérité et l’immerger au fond de mes paumes, puits à genoux lâche la colombe aux soubresauts de l’olivier, vois la fontaine du patio comme elle chante, le bougainvillier grimpe la blancheur du mur de son érection rose
Quand les veuves prendront le chemin de la prière, nous borderons le lit de la rivière de coeurs à prendre, guitares allumées.
Niala-Loisobleu – 27/06/19

Partir ainsi, ça c’est une aventure :
Ils étaient seuls sur le petit rocher :
Pas une mouche et la rêche nature
Etait tout’ seule avec eux accrochés.
Oui zaccrochés sur un picot de pierre.
Tout seuls au monde et je l’ai déjà dit
Tout seuls au monde et seuls avec des pierres,
Tout seuls au monde et je l’ai déjà dit.
Partir ainsi, c’est un fameux voyage.
Voilà ti pas que tout s’met à bouger,
Ca boug’ d’abord comme un petit nuage
Et puis ça boug’, comme un’ mer enragée.
Tout seuls au monde et je l’ai déjà dit.
L’homme et la fill’ sur la petite roche
Tourbillonnants comm’ du vent dans un’ cloche
Mont’ en plein ciel et sont au paradis.
C’est vert, c’est roug’, c’est bleu le paradis ;
Ca sent les ang’ mais on n’y voit personne.
On peut siffler, crier comm’ des maudits.
On peut gueuler, i’a rien qui résonne.
Qu’est-c’ qu’on va faire ?
On enfonc’ dans des v’iours.
I’ fait trop chaud.
Si on ôtait sa ch’mise ?
I’ a personn’.
Si on s’donnait des bises.
Si on s’couchait ?
Si on faisait l’amour ?
On fait l’amour et ça dure et ça dure.
Quand c’est fini, on recommence encore.
L’amour au ciel, ça c’est une aventure ;
Quand c’est fini, on recommence encore.
On fait l’amour ; les soleils peuv’crouler ;
C’est bien trop bon pour déjà qu’on s’arrête
–
Julot, j’voudrais mourir sans m’réveiller.
–
Mimi, jamais, j’ai tant perdu la tête.
Eux qui croyaient qu’i «étaient seuls au monde,
I’ rest’ cent ans à boir’ la belle amour.
Cent ans ça fait comme un long train qui gronde.
Pour eux ça pass’ comme un petit tambour.
Eux qui croyaient qu’i «étaient seuls au monde.
Les séraphins sont là pour les zyeuter.
Les séraphins autour d’eux font des rondes
Et n’ont pas d’fleurs assez pour leur jeter.
Tout nus, tout chauds sur des mat’las d’étoiles.
Tout jeun’, tout beaux, sans chemise et sans voiles.
Deux p’tits oiseaux bien au doux dans leur nid
Et pour toujours au milieu d’I’infini.
C’est depuis lors que les ang’sont si tristes
C’est depuis lors qu’au ciel, ça pleur’, les chants.
C’est depuis lors que tant d’malhcur existe.
C’est depuis lors que
Dieu est si méchant.
Chanson des Rues/ Georges Mogin
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Ooi, faire ino rocher
sans une raison de jésus donnée
sous couvert de super marché…
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