A SUPPOSER


IMG-2227.JPG

 

A SUPPOSER

«À supposer que les oiseaux se taisent
toujours une branche craque au bord de l’écoute

à supposer que le bois ne s’étire pas
toujours on y devine une rumeur de vent

à supposer qu’on n’entende plus le moindre souffle
dans le calme il y a toujours un bruit qui se prépare

à supposer que l’imminent demeure imperceptible
il y a ce bruit de voix que fait la pensée

à supposer que la pensée elle aussi renonce
il reste ce murmure en moi parce que je t’attends

à supposer qu’un jour je renonce à t’attendre
le silence écoutera toujours venir la fin d’attendre»

Ludovic Janvier

Ainsi en poste serai-je sur ton chemin, Ma.

N-L – 07/05/19

UN VIEUX PARIS QUI VA DROIT AU COEUR


UN VIEUX PARIS QUI VA DROIT AU COEUR

 

T’as le coeur qui traîne ?

je t’emmène

viens voir Marthe

tu goûteras à la tarte qui dore au four

Oui c’est Papa

faut qui peigne les rues de Paname

l’aquarelle il l’a fait de Seine

comme une communale  qu’Ernesto montre du doigt

pour qu’on apprenne pas que l’amour est une faute de grammaire à pas faire

Sois pas nostalgique

il y a un piaf autour de ton bac à sable qui peut te causer de Jacques

ça fait ma neige

quand le blanc efface le noir

comme un objet dans la boîte

S’écrire, s’écrie-t-elle…

 

Niala-Loisobleu – 06/05/19

 

LA TOILETTE


liegender_akt_auf_weissblau_kariertem_grund_pierre_bonnard

LA TOILETTE

Etendus sur la prairie mansardée

les peupliers s’accommodent du point bas

la rivière réside là

Sous le pont l’échine sait se construire en cabestan

Les charges à bord sont de nature à n’accepter aucun servage

La cuvette où tu verses à broc la porcelaine  avenir au tour

barbotine en sentant la terre que ses doigts façonnent.

Niala-Loisobleu – 06/05/19

ENTRE TIEN EMOI 87


cropped-a5ac5ac76d480f42d4dd0e744a5bf8c81

ENTRE TIEN EMOI 87

 

Ce fût par ce dernier Dimanche que l’atelier après avoir veillé aux regards, montra une force d’intention notoire.

La Chaume sous sa taille d’herbe fraîche montre sa peau à m’aime la pente de son flanc tourné vers moi. Ses seins ont gagné la ligne du coteau, chez eux, à l’aise.

Au pied de sa révolution qui approche je vois ton voyage venir

Jamais on avait vu une Arrivée avoir autant les caractéristiques du Départ.

Toutes les affiches de la gare sont des titres de roman de Marguerite, ces films montent à la voûte des quais, l’histoire a les yeux trempés dans l’encre pour s’écrire.

Sans l’affolement propre à l’agitation des lieux de chemins de fer, les employés vont à leurs tâches respectives, on vérifie les essieux, on renseigne les pas perdus, la consigne est entendue.

Avant l’avion qui va m’emporter , l’oiseau aura mené sa présence à destination

Des victoires commémoratives j’ai le vécu. Enorme différence. Qu’en corps je souhaite célébrer ce 8 Mai prochain comme on ne le sait qu’ailleurs, Ma.

Niala-Loisobleu – 06/05/19

LES ALLEES


selbstbild

LES ALLEES

Les yeux braqués sur

Devant comme sur les côtés

Sans dire derrière – peur de l’interprétation de langage

Ce froid de Mai m’incite à rester en ton sein. Tu as le don de laisser l’oiseau sans lui dire il faut vite, allez habille-toi vite.

Niala-Loisobleu – 06/05/19

PAS PEINDRE CE QUE…RIEN QUE


P1050759

PAS PEINDRE CE QUE…RIEN QUE

 

Les doigts collés papier-peint à motif

cette longue mèche sur le front qui bouche la vue

debout sans marcher autrement qu’assis dans une forme d’inexistence

 

NON

 

La couleur de la pulpe à la soie du fruit qu’on porte en soi

La teinte de son oeil a  l’écaille de la nageoire qui scintille au battement de l’ouïe

Le poil du ventre a le végétal qui oxygène le scaphandre dans sa marche en plongée

Semelles de vent

Seins tombants de générosité

Je ne peins que ce qui n’existe pas par devoir trouver.

 

Niala-Loisobleu – 05/05/19

 

 

CARTON DE TAPISSERIE


egon_schiele_rueckenansicht_eines_weiblichen_halbaktes_mit_tuch

CARTON DE TAPISSERIE

Bruit de navette

les fils éclairs transpercent l’obscur qui grogne

et mugit sur la palette

Les quatre membres font ramper la roue du paon

de haute-haleine qui des seins ou des fesses saute le plus haut ?

Niala-Loisobleu – 05/05/19

ENTRE TIEN EMOI 86


cropped-a5ac5ac76d480f42d4dd0e744a5bf8c81

ENTRE TIEN EMOI 86

 

Comme liés

Ce jour me vînt les bras levés avec un don affiché

Sur le dos de mon cheval

Allant en suivant l’ondulé des vagues

Les pins pour seul bornage je pensais à tous les petits-pots recueillant leur saignée. Gemme oh oui gemme.

Une maison cachée par la végétation du marais paraissait abandonnée

J’entendis une respiration tranquille. L’autre écriture me dis-je. Bien sûr il ne s’agissait pas des mots rabattus. Ecrire en couleur neuve, comme dire à la main ce qu’on entend plus de Gutenberg.

Tu m’as dit reste pin saut.

 

Niala-Loisobleu – 05/05/19

 

PREUVE


771854

PREUVE

 

Par le ciel ouvert

Me parviennent les courbes que libèrent tes bras levés

A la fourche de l’arbre la botte de la moisson commencée est piquée

Les hautes-herbes portent ton pouls comme une seconde nature

J’entends le lin bleuir  avec une détermination à part sur le chevalet

C’est Dimanche comme un jour de semaine qui cherche autre chose plus loin que le calendrier.

 

Niala-Loisobleu – 05/05/19

DISC Ô VERT


762824

DISC Ô VERT

Ta peau dans la brune que je blanche

D’un pas de canard une file d’attente se regarde

Frottements de piste colle ta cuisse

Et remplis mon vers

D’un trempé séculaire

On se colle au murmure de la ramure pis j’on vole

Mine de reins

J’m’ais mis tes aréoles en écouteurs

Pour un je

Sur ta chaise musicale…

Niala-Loisobleu – 04/05/19