
ENTRE TIEN EMOI 80
Aux feuillets épars
des feuilles neuves
s’attachent à l’encre
Et le vent rassemblant les instruments
prélude
on voit la mer lécher le portail
manifestement désireuse de venir habiter là…
Niala-Loisobleu – 28/04/19

Aux feuillets épars
des feuilles neuves
s’attachent à l’encre
Et le vent rassemblant les instruments
prélude
on voit la mer lécher le portail
manifestement désireuse de venir habiter là…
Niala-Loisobleu – 28/04/19
La butée des étoiles crevant les murs de pénombre, soupiraille
Mékong, Mékong d’ailes t’as
Les bambouseraies sont si épaisses que tu sièges au rotin de mon jardin
Une pluie d’échassiers blancs sur l’eau boueuse d’un souterrain clandestin
Sur l’estrade des voix enfantines portent costume autour de leurs pupitres – blancs encriers retenant les mots-bleus – reste-t-il un cheval pour détrôner les buffles du labour au mi-mollet des rizières
Dans l’orientale promenade asiatique qui fument encens, tes cuisses de printemps s’ouvrent en file amant sur le citron vert incisé de tes yeux chocolat, dessein lourd du lit et trois. Un mari choisi vouloir. Elles disparaissent dans les tunnels les années illusoires. L’âge pose enfin l’origine de sa naissance en année 50
Me voici sur la Rive-Gauche, Seine épique, des cavaliers sont en route pour le Graal, j’ai ton écharpe autour des reins. Les torches d’un donjon sortent de la cheminée monumentale. Toujours de veille, tu grattes l’espoir qui se regarde du haut des remparts
India Song
Langoureux ton corps devenu liane glisse aux roulés-boulés
de nos états érotiques
Femme
Que je peins
Dans ta lettre-or-née
En pages sur tous les murs
Comme je t’aime…
Niala-Loisobleu – 28/04/19

Les yeux dans l’autre on vit le matin, la barbe poussée plus souple sur les joues, ce sourire qui fit penser à l’image emportée dans le sommeil. La lampe au chevet entre la nuit finissante et la pâleur matinale sur le rebord de nos flancs soudés. Un chat étirant son dos se dessine au bas de ton ventre, je m’y suis collé pour compter au cache-cache de tes seins déjà joueurs, fais-moi la ligne de vie dans la paume. N’ouvre pas encore, assez de jour traverse les volets pour qu’on se trouve sans ambiguïté. La cafetière peut s’allumer. Ce matin ce que tu sens me dit la première manifestation d’amour qu’ily eut sur cette terre. Un sujet à écrire en peinture.
Bonjour Ma, ne bouge pas la rivière descend dans le percolateur, c’est Dimanche le plombier-zingueur chôme, les enfants dorment encore.
Niala-Loisobleu – 28/04/19
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.