
ENTRE TIEN EMOI 60
Plus loin qu’au bout du jardin, passé les montées à rames, galères et orties, ronces et misères la vallée lève la tête hors du seau. Le coucou voleur pris en flagrant-délit purge un nid sans-adresse. Dans la direction des vents on a décroché les moulins à prières et pendu des fruits vers. A motte-couvert l’herbe décline ses préférences aux bouquets champêtres. Les garennes remontent chaque arôme d’un saut de garrigues, ton bras relevé m’ a rappelé la Fontaine des Innocents, mes lèvres s’y sont baignés en descendant en monôme du haut du Boul’Mich. Le temps de Barbara est là seulement à quelque pas à L’Ecluse. Le pavé garde cette sensation de quai que les ponts placés comme des tirets découpent en longs paragraphes en collé aux berges. Rive-Gauche, la première grande porte du parcours initiatique. La guerre est par malheur le moyen d’essor de la race humaine. Il faut faire en sorte que le temps te vide pour apprendre ce que le symbole réserve dans sa discrétion sur le secret de bâtir.
Attends que le temps te vide
Attends
Que le temps te vide
Comme un uf.
Sors de ta coquille
Comme un chien
Dans un jeu de quilles.
Oublie d’où tu viens.
Que le temps te vide
Comme un uf.
Sors de ta coquille
Comme un chien
Dans un jeu de quilles.
Oublie d’où tu viens.
Le fer ou la grille,
Le bâtiment neuf
Comme une arme brille
Dans ta main.
Sur le mur humide,
Trace
Ton chemin
Le bâtiment neuf
Comme une arme brille
Dans ta main.
Sur le mur humide,
Trace
Ton chemin
Mais n’oublie pas
Que le temps te changera.
Non, n’oublie pas
Que le temps…
Que le temps te changera.
Non, n’oublie pas
Que le temps…
Attends
Que la vie t’ait prise
Dans sa main,
Que ton poing se brise
Contre le sien.
L’habitude est prise.
On sait d’où tu viens
Que la vie t’ait prise
Dans sa main,
Que ton poing se brise
Contre le sien.
L’habitude est prise.
On sait d’où tu viens
Mais le fer ou la grille,
C’est la…
C’est la…
Gérard Manset
Mon,
Parfois je sais la terre,
la fin et la blessure,
l’ivresse chaude d’avoir peur
et la tentation de l’inventaire
sous les doigts qui rassurent.
Je sais qu’il faut brûler debout
en choisissant l’arbre à la commissure.
Mettre un terme au débat;
au rebut ce qui fait feu de tout bois.
Devenir son propre incendiaire.
Et imposer au soleil engrangé de nuits
l’écorce dorée de jours plus confiants.
À la ramure le chant troublant
des voix rares qui me devinent
tremblante
intimes sœurs qui murmurent
au ventre.
B.A
Tu vois, rien en moi n’est étranger à l’enseignement terrien…J’ajouterais que certains inventaires sont bien salutaires pour oublier les listes et n’en avoir plus qu’une seule…Celle-ci a l’audace tremblante du coquelicot et a choisi son moyen de transport..
Ce tableau… Mets ta tête dans le foin où le cheval s’embarrasse le sabot le plus doux…
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Remettre son corps à taille
sa voix à cordes
sa poitrine à liberté
comme tout sans exception arbitraire
alors causent d’elles-mêmes ses nudités non étalées
avec cette tessiture intime
timbre de senteurs, de ressentis, de lâchés, voyages hors son au-delà
le goût d’écorce et de pulpe en un seul distillé du noyau
le sens du vent à la verticale de son accompli
trouble d’une esthétique sans concessions adopté
Ce tableau transporte assurément, Ma…
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C’est que la pomme mûre doit signifier à la pomme verte la beauté et le sucre de son achèvement, sans oublier son parfum d’éternité acquis de haute lutte, Mon…
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J’ai l’esthétique pour étendard
rien n’est plus laid qu’un être-objet
sois Ma qui en toute franchise…
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itou, Mon
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ça tire au lien…
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itou, Mon
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Tu vas biquette, dis-moi Julie ?
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Je vais bien entre la rive Gauche et la rive Droite et je t’embrasse.
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Va falloir creuser ton canal hue r’être avec ma préférence à rive gauche biquette, ah biquette …
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