
ENTRE TIEN EMOI 49
Dans un entre deux qui est en voie passent un seul sillage dans les vagues d’un marigot qui se la joue gros bras, j’ai revu un matricule à l’inscription-maritime révolu. La crème renversée d’un sein naturiste avide d’un soleil en balade, l’herbe annonciatrice de sécheresse, les barques moitié-couchées en vase, du bois planté sur une éclade et de l’huître chaude remonte à vélo des années en arrière à maintenant. Dans ce qui a changé, je sais combien de morts de toutes sortes jonchent le temps présent. Le goût en ayant pris la plus large part, on n’a trop de bonnes raisons de regretter le c’était avant. Seulement dans cet avant s’il y a tout ce qui a foutu son camp, alors que la guerre continue de tuer en améliorant sa façon, il peut y avoir ce qu’on attendait qui est enfin arrivé.
Par le trou de la serrure je guette la vie
je l’espionne pour comprendre
pourquoi c’est toujours elle qui gagne
tandis que nous perdons tous.
Pourquoi toutes les valeurs naissent et s’imposent
à ce qui pourrit d’abord :
le corps.
Je meurs en esprit sans trace de maladie
je vis sans nul besoin d’encouragement
je respire que je sois près ou loin
de ce qu’on touche
de chaud, qui embrase…
Je me demande quels autres arrangements
la vie va inventer
entre la débâcle d’une disparition définitive
et le miracle de l’immortalité chaque jour.
Je dois ma sagesse à la peur :
je jette
pétales, soupirs, nuances.
L’air, la terre, les racines je les garde –
je veux lâcher le superflu
pour entrer dans le ciel du néant
avec presque rien.
***
Katerina Anghelàki-Rooke (Κατερίνα Αγγελάκη-Ρουκ 1939, Athènes, Grèce) – Dans le ciel du néant (Al Manar, 2012) – Traduit du grec par Michel Volkovitch.
Je t’attendais Ma, ton Toi chaume un bord d’océan transbordeur. Des rizières comme du vent qui étage au-dessus du genou des verts plus chauds qu’un vêtement divers. Suc de fruits lourds, herbes et folle-avoine accrochées au talus, un accent de meuh qui bouge l’entrain, et des arbres à paumes en fleurs d’une présence de cabane à bocage.
Quelle EPOQUE pourrait se croire au vraiment rendue au néant quand l’amour fait signe de présence ?
Niala-Loisobleu – 1er Avril 2019
Mon,
Je ne sais où réside exactement l’intervalle entre la débâcle d’une disparition définitive
et le miracle de l’immortalité chaque jour et pourtant je le sens. Je sens aussi cet excès de l’être parfois qui ne s’exprime que par défaut tant il faut de force et d’amour pour faire bondir en cascades ce qui EST…Dans notre enfance tout n’est pas encore écroulé, ni le ballon des peurs que l’on pousse du pied ni cette manie que tu as depuis l’âge des dents écartées de convoquer les vaches rien que pour m’embêter…Elles ont je crois balisé le sentier pour nous amener à ce que depuis longtemps on cherchait et j’embrasse leurs gros yeux placides et les tiens lavés de leur acidité…
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J’ai tellement eu à vivre l’insupportable du genre vache, qu’enfant le citadin que je fus se tourna dans un besoin de tendresse vers l’animal à cornes , campeur ça se transmit à la vache à ô, et globe-trotter jusqu’au sacré que la bête a en Inde….Et cette complicité totale avec l’entrain a emporté tous les suffrages. Seulement je t’en bête pas en les convoquant…
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la Grande sagesse des vaches me convient. Veux bien que tu m’en bêtes
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