ENTRE TIEN EMOI 35
Passer par hasard comme c’est bizarre, j’y crois pas. Rien qu’à la casquette le trottoir est en état de manche, les ombres vont et viennent dans des affiches statiques et les réverbères se penchent à tomber dans le caniveau. Sur la boutique du boulanger-pâtissier de l’angle des deux rues, je te vois danser dans le miroir en un éclair. Tu sais tout ce que ça ouvre de carreaux dans le salant de la marelle de voir le ciel prolonger sa perspective. On se dit qu’on est mieux sur terre qu’au fond. Puisque te voilà rentrée, j’arrive sans que le hasard y soit pour quelque chose. Au bord de ta grande chaise métallique où tu vas peau à peau t’approcher je branche le fil à ma prise, vois les arcs, on peut souder avec, c’est fastoche ! Des choses extraordinaires arrivent toujours à défader le brouet d’une chanson triste. Et c’est ça que j’entends m’a dit le petit dernier quand je l’ai signé. La griffe par laquelle on se lâche pas d’une ficelle. Certains mots pénètrent la surface lisse où l’écho glisse sans pouvoir se retenir à rien, ceux que tu as planté aujourd’hui dans une réalité qui est si loin des légendes faut pas chercher plus loin la raison pour laquelle on se tient toujours deux face à face. L’ébouriffé du matin que montre ta coiffure fait friser la raideur de certains cheveux dans la grimace des soirs sans lumière. Le bleu tu t’en souviens ?
Niala-Loisobleu – 20/03/19

Mon,
Ce matin m’a laissée sans voix et j’ai guetté de ma fenêtre l’oiseau d’un ciel moins troublé qui comptait les échouages nocturnes…Il m’a semblé un moment que la lumière s’échappait de sa cage et mugissait…Nul autre n’a vu la clairière et il ne reste que moi, sur ma grande chaise de fer, a donner à ce jour le bleu qui lui fut dérobé…
Le soleil est un vieil animal domestique
le matin il traîne ses membres engourdis
à travers la cour
et grimpe péniblement dans le premier arbre
il s’y assoie pendant des heures
et se chauffe
au plumage de l’oiseau.
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La lumière échappée de ma cage ça c’est bien vrai parce voilà lurette que je sais que seule l’ombre se trouve derrière les barreaux
Un nautonier pour traverser c’est pas le barreur de la bonne rive. Mais celui que tu reconnaîtras est bien dans la peau du sinistre rôle
Quand les fiches trouvèrent la prise un jeu d’eau fusa par les trous de la chaise que ça me fit fête dans mes cellules…
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Que tes cellules bullent pétillantes mon
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Ma,
Faire hue gineuse tu sais…
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