POUR UN RICOCHET
D’eaux douces et salées mises en frises
la chambre en ouvrant sur toi prend l’espace de toile à partir d’où mouille les Abeilles et leurs pilotes
Mufle renifleur
Quand je rêve de ruche quelque Montparnasse est plus proche de la vie que de la mort. Il y au fond de la plus grande oeuvre plus de souffrance qu’on croirait à voir le plaisir trouvé à la regarder. Quand j’ai les poils en frange qui saurait combien le cheval tremble , sinon toi assise là où il a les pattes.Combien de fenaisons pour un seul trèfle – croire que le jaune ne donnerait pas de vers est une totale hérésie – entre Terre et Mer, tes seins si pleins t’ont faite aéronef que j’y ai nouer ma ficelle. Peinture de mots retenus, lavis et couteau d’une joute chevaleresque où ton écharpe nouée à la corde a pu mesurer la cordée en orée dans la course d’un élan largué.
Vînt le cri avant que la poussière ne retombe
L’écho sur la Table marqua l’orientation symbolique, parade volatile du coq-de-bruyère avec le garenne saltimbanque donnant le balancier à l’écuyère pour que le feu recrache en caresses la lueur de la vérité.
Déboutonnée la robe à fleurs resta à léviter pendant que debout l’amour saluait jusqu’au dernier rang.
Niala-Loisobleu – 2 Mars 2019

Comme je t’aime si plein de ton peint aux seins lourds…
Que celui qui passe dans la plaine s’en souvienne! Vert vers jusqu’aux délices et la transpiration des yeux de l’amour…
Lorsque nous aurons
des plages douces à toucher par le regard
et cette vie où l’ombre s’écarte du jour
Le repos viendra avec ses trésors
Vous et moi sur la terre des plages
ô mon amour qui demandez au sommeil des voyages
Georges Schehadé
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Gonflées d’une sève que le lisier redoute, les balises étaient visibles avant d’avoir attein le chenal, faut dire que comme elles sont peintes elles phosphorent au naturel…de toi à moi ma Barbara saches comme je t’aime à vivre dans ton encre criée…
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Jacques Bertin – Je t’attendais (René-Guy Cadou / Jacques Douai). Au Forum Léo Ferré à Ivry sur Seine, le 21 février 2016.
Je t’attendais ainsi qu’on attend les navires
Dans les années de sécheresse quand le blé
Ne monte pas plus haut qu’une oreille dans l’herbe
Qui écoute apeurée la grande voix du temps
Je t’attendais et tous les quais toutes les routes
Ont retenti du pas brûlant qui s’en allait
Vers toi que je portais déjà sur mes épaules
Comme une douce pluie qui ne sèche jamais
Tu ne remuais encor que par quelques paupières
Quelques pattes d’oiseaux dans les vitres gelées
Je ne voyais en toi que cette solitude
Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou
Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m’éveillait
Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays
Ces astres ces millions d’astres qui se levaient
Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres
Pétillaient dans le soir ainsi qu’un vin nouveau
Quand les portes s’ouvraient sur des villes légères
Où nous allions tous deux enlacés par les rues
Tu venais de si loin derrière ton visage
Que je ne savais plus à chaque battement
Si mon cœur durerait jusqu’au temps de toi-même
Où tu serais en moi plus forte que mon sang.
René-Guy Cadou
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J’en suis chaque fois remué comme si tu venais de me le dire à l’instant, c’est tellement fort qu’à dire que du Cadou dit par Bertin c’est NOUS ya qu’un tableau….et au bon endroit ma Barbara…
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Celui-là est à portée de ma main..j’ai pris l’habitude de lui parler matin et soir…Parfois je recompte les petits soleils vers pour être bien certaine qu’un d’entre eux ne se soit enfui avec des nuits pas toujours charitables…
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Gardien par nature
il ne saurait faillir par symbole
auprès des sphères de ta poitrine
A recompter pas besoin de nous reprouver par neuf
Il y a des nuits à se chauffer d’un feu de lit ma Barbara…
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