
JOURNAL DU MATIN
Quand j’aperçus le gros orteil d’un bulbe de fenouil au bord du dernier roman d’un chemin de St-Jaques. le plat des Landes déjà loin abordait les premiers contreforts des Pyrénées. Un chant basque penché côté français traversait la frontière en contrebande pour le lâché de toros de Pampelune, deux cartouchières d’Espelette en bandoulière.C’est à ce moment là que je m’éveillais. Je sortis du lit le pied encore gonflé de toi, conscient de l’érotisme de ce rêve qu’il ne fallait pas que j’oublie pour effacer cette vie morne d’un quotidien en panne sèche dans les averses en tout genre.. En prenant le café, j’entendis la radio pondre son horoscope du jour. N’allez pas voir un psy aujourd’hui déclarait-il à mon signe, en lui parlant de vous il appellerait police-secours. Le téléphone sonne. Bonjour mon amour, tu as bien dormi et ton pied il te fait mal, je l’ai un peu mordu quand tu m’as rentré dans le nombril, mais c’était bon, je veux que tu me le refasses en corps. Il pleut du cafard promets-moi du soleil vers quand tu peindras tes pensées. J’appelle le cheval qui rentre dans la cuisine comme au pacage et se met à brouter le carrelage après m’avoir débarbouillé. On va où me demande-t-il j’veux plus aller à l’école, je veux étudier en particulier chez Maîtresse, au métro Pyramides.
Niala-Loisobleu – 05/02/19
Des lignes anti-cafard à brouter le carrelage lèvres retroussées…
Merci mon Alain…
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Âne ne vois-tu rien venir ?
Si beaucoup d’ô…
Pas de quoi ma Barbara.
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