AU CADRAN L’OMBRE PORTE
Assèchement sanguin, l’artère les mains vides regarde le flot incessant du bruit en mouvement. Avant d’entrer au rayon fruits et légumes les oranges ont connu la chaleur du vent du sud dans l’ocre des terres d’où sortent les immenses jarres laissant un sentiment d’existence dans leur corps. Les tours de l’âne dans la noria s’appareillent à la canalisation du drainage. Mordre à perdre la limite séparant la pulpe du noyau. Parfois le couteau dans la coupe à fruits fait nature-morte. Je pense à l’esprit pictural de Cézanne dans son atelier des Lauves découvrant un tricheur dans les Joueurs de Cartes. Ou encore à Bizet rémoulant l’arme de Carmen devant la Manufacture de Tabacs. Les séguedilles font crier les guitares en tapant du talon. Le vent marche à toute allure. Il y a un maléfice de tempête dans les années 9. Reste l’oeil que l’acide tient en son pouvoir. Le lin ne peut rien éponger par absence de clarté. Le feu en profite. Quelque part dans les cases de l’oie, un rêve sort de prison. La pierre garde à jamais la mémoire des mots forts gravés joyeux, igorant l’épitaphe au profit de la légende du hiéroglyphe. Forme de soleil mis en jachère. Le chevalet mange le vers , la fenêtre laisse lever la voile
(Illustration Henri Matisse)
Niala-Loisobleu – 29/01/19

Une parenthèse d’ombre, un arrêt du temps, toujours un soleil derrière…
Je t’embrasse mon Alain
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Un soleil derrière ne peut qu’apparaître aux poussées du vent ma Barbara.
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Oui, il remplit le vide et l’absence que le vent a creusé…
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Les arbres s’encrent aux racines de la forêt…
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Voui
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