
A TES SENTIERS
Cantonnier allant le long de la berme remontée au bord d’un asphalte qui peine alors que du fond végétal un saut de grenouille décline hardiment ton genre, les lentilles du point d’iris tremblent sous l’avance des canards. La scène eut pu avoir son absence pittoresque de poésie scolaire si étrangement un poivrier en pleine maturité n’avait été là. Le plus drôle c’est qu’étant bord de mer les marais-salants dressaient du cône un dessein dont l’érotisme évocateur interdisaient la vue au moins de 6 ans. Enfin c’est ce qui était écrit sur la pancarte à l’entrée. Une cigogne promenant son moutard ne semblait pas le moins du monde choquée. Jupe troussée faut dire que les lises ont parfois des retenues qui ne sont pas à fuir. Quand le vent se met à onduler les planches de l’embarcadère, j’ai la sensation de sentir le pilotis en proie au tremblement. La campgne de ton endroit vaut ton envers. Je sais que mon cheval en rêve la nuit, la manière dont il dort n’a rien d’un cauchemar de mise à l’abattoir. Je voudrai te Renoir avant que la spéculation s’en prenne à ton art pictural.
Niala-Loisobleu – 24/01/19





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