LIAISON


Les sinuosités du climat tournent les pages en désordre

La Lune rosit quelques peupliers restent droits

L’ocarina dans lequel je souffle, ovoïde l’écrasé de ta poitrine que mes doigts palpent. On essaie jamais assez d’aimer

Je crois t’écrire sans commentaire comme tu peins sans consulter le dictionnaire

Spontanéité de la phrase du pouls

En croisant les signes premiers du langage ta diction m’accroche-coeur

Si tu mets ta main à plat dans la mienne c’est pas besoin de chercher le dit amant vers

On se décrypte au signe près sur les feuilles blanches du quotidien…

N-L – 21/01/19

4 réflexions sur “LIAISON

    • CHORA IV

      A l’heure où tout s’immobilise et tend vers un silence neuf, montent, simultanés, le braiment d’un âne, au loin, et les trilles du rossignol campé sous la citadelle.
      Contraste de ces deux sons : l’un, tout de rauque simplicité, l’autre, que la finesse module.
      Ils se heurtent, mais en se complétant : la parole de l’âne, celle du rossignol, s’inscrivent également dans la nuit qui les porte.
      Synthèse et symbole d’un pays où le vulgaire est inconnu.

      Jean Orizet

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