TOUS LES PASSANTS
Sans ficelles passe le chanvre au cou de la ballade
ainsi font
trois p’tits tours en passants
et puis
je m’enroule de lin dans l’étoile
pour venir ta vallée
tel le chien qui tire sa pierre au fusil pour entrer dans tes jambes
pas sang qui reste…
(Illustration Paul Delvaux)
Niala-Loisobleu – 16/01/19

Je me souviens que cette chanson me terrorisait quand j’étais très jeune…
Je me souviens du lin et l’autre quand le facteur étoilé sonna un bon jour à ma porte pour m’offrir quatre-vingt petits soleils vers
Verte ma vallée depuis même en hiver
Je soupèse à dessein (!) la belle saison qui prépare notre printemps qui aura raison…
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Les peurs d’enfant chemisent les saufs-conduits
aux bretelles les facteurs appuient leur vélo
et l’accord des on déplie le sel de la vague en bateau de papier
la vallée l’endroit qui menthe en toute vérité
Soupeser à dessein la belle attente qui partira à deux mains
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Nous sommes les rameurs de la terre ferme…
Elan secret et vertigineux soutien du geste…
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Le lieu de la pierre flottante…
Profondeur de l’équilibre présence de son axe…
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martelée dans l’or, en relief
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niellée dans la paume du potier…
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