STATUAIRE


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STATUAIRE

 

Dans la froidure de saison ta forme allongée sans limite

le papier-peint de l’écriture perd l’intonation que tes courbes laissent s’exprimer

à l’alinéa où tes épaules commencent la table des matières

viennent les montées et les descentes inscrites aux mollets comme marches envolées d’escaliers

cachés sous la face de ta poitrine j’entends tes seins faire un palier respiratoire

parlerai-je de l’endroit te servant d’assise

ou du siège qui l’exécute physiquement ?

quel intérêt hors l’aspect pratique et décoratif présente le mobilier

alors que tes fesses ont des heures à dire sans s’interrompre le sillon

je me tais

assis

disparu

confondu

dans le tympan qui vient de surgir au fronton

silhouette d’art roman

 

Niala-Loisobleu – 15/01/19

4 réflexions sur “STATUAIRE

  1. Et c’est Pouls qui me revient:

    POULS

    Pourtant

    Pourtant

    Partout

    Des fleurs poussent au filet et au fusain de pièges de papier et les mots peints parcheminent des profils trop épris de pourtours flous

    Reprisent

    Encore

    À la poitrine féroce et lourde la forme et le fond défiant le feu-follet de la peur

    Pouvoirs

    Pour voir

    Aux poumons de peu à la proue poreuse qui répond épouse repousse retient

    Respire

    Palimpseste de la joue épanchée à l’épaule en aparté pour recoudre le fil fendu des pluies fauves affolées poursuivant promettant persiflant en pure perte et

    Permettent

    Au pied effaré

    la fuite

    la refonte

    Par la porte

    La fenêtre

    Ou le ponton

    Barbara Auzou.

    Pour tout ce que l’on donne, caresse, retient , repousse, épouse, respire…
    J’y pense à l’instant, sans doute va t-on nous soumettre le projet de la première de couverture pour la conception de « L’Epoque 2018″…Que penserais-tu de Pouls pour la couverture?

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