UN CHIEN SAUTE
Par les portes moulurées des huisseries notariales un drame entre au Pathé du quartier. Dans la salle une dame aux camélias tousse. Le crayon lumineux de l’ouvreuse indique la sortie de secours au couple qui s’ébat. Les vélos et les chiens étant interdits d’entrer le débat risque de piétiner. Il est vrai que ça donne envie d’essayer un grand magasin buissonnier pour tenter l’impossible. Vient alors à passer une forme indéfinissable plantée au bout du pic d’une manifestation populaire. Un bruit métallique coupe la circulation. Carambolage en série. La boîte de nuit libertine vient d’allumer, la queue se dissout. Je pose mes mains sur ton chevet il m’a semblé sentir un intrus derrière la porte. Laisse à luner ce vol de nuit, j’ai besoin du wagon-lit pour franchir le temps mort de l’attente trop longue pour avoir l’utile. La grande musique en s’écartant peut laisser celle de ton ventre chantonner. T’as le mot juste, comme un qui remet de la lumière. Sur le papier de mes dessins la générosité de tes seins reverdit l’hiver de fruits pulpeux à la peau d’arbre à soie. Un chien saute.
Niala-Loisobleu – 11/01/19

Une sublime chaleur bleue
S’appuie aux tempes des fenêtres
Belle alignée de plumes jusqu’aux limbes
La parfumée la rose adulte le pavot et la fleur vierge
de la torche
Pour composer la peau enrobée de femmes nues
Des vannes luisent dans la porte
Il faut passer malgré le tour câlin qu’a pris la lutte
Passer les coteaux les grands lits végétaux
Saupoudrés de soleil
Et continuer
L’orage de la belle saison est comme une main sans
doigts
Comme un chat dans un sac
Une fumée d’autruche annonce l’été tumultueux
Emaillé de poisons
Les soifs varient vont par des brumes dégradées
Jusqu’à l’auberge au flot
De pierres brûlantes à cheval sur des buveurs enragés.
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Je suis là accroché de mille manières a savoir que me taire, ébahi, je viens de te lire.
Un seul fait m’arrive celui
de savoir où te trouver.
Les portes battent.
A faire avancer la pose des traverses de cette voie
parallèle.
La Lune chuinte.
Je n’enfonce dans le berceau du sleeping.
Suspendu par les poils de à barbe de faune…
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