AUX OISEAUX
Paroares, rolliers, calandres, ramphocèles,
Vives flammes, oiseaux arrachés au soleil,
Dispersez, dispersez, dispersez le cruel
Sommeil qui va saisir mes mentales prunelles!
Fringilles, est-ce vous, euphones, est-ce vous,
Qui viendrez émouvoir de rémiges lumières
Cette torpeur qui veut se croire coutumière
Et qui renonce au jour n’en sachant plus le goût?
Libre, je veux enfin dépasser l’heure étale,
Voir le ciel délirer sous une effusion
D’hirondelles criant mille autres horizons,
Vivre, enfin rassuré, ma douceur cérébrale.
S’il le faut, pour briser des tristesses durcies,
Je hélerai, du seuil des secrètes forêts,
Un vol haché de verts et rouges perroquets
Qui feront éclater mon âme en éclaircies.
Jules Supervielle

Je te souhaite. qu’ils viennent par milliers.
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Bien que tu saches mieux que mois que ce n’est pas le nombre qui fait la valeur, je te remercie du fond du coeur ma Barbara…
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Racle pas trop le fond de ton coeur mon Alain, il y a des oiseaux voraces crois moi…
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AUX DIX MILLE ANNÉES
Ces barbares, écartant le bois, et la brique et la terre, bâtissent dans le roc afin de bâtir éternel !
Ils vénèrent des tombeaux dont la gloire est d’exister encore ; des ponts renommés d’être vieux et des temples de pierre trop dure dont pas une assise ne joue.
Ils vantent que leur ciment durcit avec les soleils ; les lunes meurent en polissant leurs dalles ; rien ne disjoint la durée dont ils s’affublent ces ignorants, ces barbares !
o
Vous ! fils de Han, dont la sagesse atteint dix mille années et dix mille milliers d’années, gardez-vous de cette méprise.
Rien d’immobile n’échappe aux dents affamées des âges. La durée n’est point le sort du solide. L’immuable n’habite pas vos murs, mais en vous, hommes lents, hommes
continuels.
Si le temps ne s’attaque à l’oeuvre, c’est l’ouvrier qu’il mord. Qu’on le rassasie : ces troncs pleins de sève, ces couleurs vivantes, ces ors que la pluie lave et que le soleil
éteint.
Fondez sur le sable. Mouillez copieusement votre argile. Montez les bois pour le sacrifice : bientôt le sable cédera, l’argile gonflera, le double toit criblera le sol de ses
écailles :
Toute l’offrande est agréée !
o
Or, si vous devez subir la pierre insolente et le bronze orgueilleux, que la pierre et que le bronze subissent les contours du bois périssable et simulent son effort caduc :
Point de révolte : honorons les âges dans leurs Chutes successives et le temps dans sa voracité.
Victor Segalen
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Merci Paola, je t’embrasse…
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Merci.
Je t’embrasse vorace.
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Et prompt comme les claires j’embouche les tiennes…
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OISEAUX
Flammes sans cesse changeant d’aire
qu’à peine on voit quand elles passent
Cris en mouvement dans l’espace
Peu ont la vision assez claire
pour chanter même dans la nuit
(Philippe Jaccottet)
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Moi capitaine de prompt pied je lance mes dés…fi…sans aucune en vie de jouer…
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oiseau de taire?
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moi n’ô de dire…
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Corps beaux d’ô tonnent?
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Paire OK dise pô..,
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Mes nattes
tourtent airelles
et mes anges
roux coulent
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Les pis joncs tressent
Oune dos…
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Chouette, plus rien ne m’effraie
pas de détours, no!
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L’e-rondelle
comme un pinçon…
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