EMME ET SON PARASITE
Il ne s’agit plus de faire le fier, à présent.
Emme a un parasite qui ne le lâche plus.
C’est venu comme il se baignait dans le fleuve.
Il venait d’enlever son caleçon de bain dans l’eau.
Il nageait.
C’est alors que la bête se heurta contre son ventre.
Elle s’y accrocha par les dents.
Il semble qu’elle eût mieux trouvé ailleurs ce qu’il lui fallait.
N’importe.
Là où elle tomba, elle resta.
Emme sortit du bain honteux et regagna sa r.aison en robe de- chambre.
Il s’étendit sur son lit et regarda la chose.
La tête avait disparu dans la chair.
C’était une petite bête encore plus peureuse qu’avide, un souffle la faisait frémir, sa succion tirait alors tout d’un coup comme une corde qu’on rappelle.
Elle ressemblait à une marmotte; une marmotte vit facilement cinq ans.
Emme voyait sa vie s’allonger devant lui.
Elle perdait toutes ses branches; elle devenait comme un ver de terre, nue et molle.
Le soleil entra par la fenêtre, la journée commençait à peine.
Henri Michaux
Je tirai mon caleçon comme pour mettre un volet sur ma fenêtre, pourquoi me mettre la Suisse en image alors que j’île Atlantique.
Je vais ouvrir côté des meuhs pour respirer ce jour comme je l’entends…
N-L – 25/09/18

Les meuh ont le naseau qui fument par un degré au thermomètre…
bon jour mon Alain.
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Ce qui fume ô c’est en droit là…
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Un peu d’eau, la Charente paresse aux pieds des essences encore endormies. En place sur un coin que le soleil caresse doucement je me laisse diriger par le vent remontant d’Espagne vers l’ouest. Je crois qu’une cabane éventrée se montre bien gaillarde. Je n’ai pas rêvé son chant matinal qui passe à travers les planches.
Bon Jour sans nul doute ma Barbara.
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Le vent de ce jour a bien du flair mon Alain…
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C’est à cause de ce qu’il respire…
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J’embrasse ton nez facétieux…
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Madame aime les émotions fortes…
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