PARTI PRIS
Un des angles du cercle dans la main gauche je vais droit au centre, un de ces sourires équestres sur les sautillements de ta poitrine, celui qu’elle affiche régulièrement quand je la mène au pré qui borde la mer entre les Amériques et le soleil de minuit. Petit trop matinal de décrassage avant une scène de charge indienne, chariots en ronds à travers les flèches des cathédrales d’un monde païen. Moment compensatoire indispensable aux aléas en embuscade. L’indien qu’allume mieux qu’un onusien envoyé auprès d’une tribu d’extrémistes au Moyen-Orient. La rivière serpente entre les herbes, je m’allonge, une longue-vue en batterie, au bout une caravane défile. Tapis dans l’ombre je marchande le prix d’un souk avançant le prix fort au soleil. A chameau la file de taxis fait du stop. Comme tes yeux brillent d’ambre, je devine les mois grain après grain en chapelet. Vertébrale tu ondules en démasquant les petits cris d’un lâché de ballons, quelles couleurs, nous ne touchons plus terre. Au ras du tee-shirt le début du chant de lin donne du bleu en larges gestes de semeur, on entend la charpente tendre son grenier comme d’autres se retiennent de donner. Il y a des enfants en jeu de cubes dans un circuit de loi renversé par les quilles des bateaux à marée basse. Estran sous des touffes de varech, le sable déride sous les cris des rieuses. On marche derrière la grande dune qu’on monte pour se laisser passer entre les balises d’un sculpteur visionnaire qui a planté des astéries en lumière. La poudre de riz du bluff ne réussit pas à débrunir tes lèvres de la marque laissée par mes vrais baisers. Rien n’est impossible, seulement pour faire la place faut vider l’armoire…
Niala-Loisobleu – 24/09/18

De nos prisons de vent s’échappent parfois heureusement ces chants singuliers dont tu as l’art…
Petite fille ton cerceau
est l’anneau d’or du souvenir
A la marelle des oiseaux
je t’attendrai pour revenir
il suffit d’une étoile à portée de main
et un baiser sur tes lèvres bordées de brun…
Merci mon Alain. Je viens sur la pointe des pieds préparer la nappe de ta soirée où l’éclairage secret s’abandonne à la couleur et à la forme…
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Aux sauts de t’accorde, je roule tes cerceaux
petite-fille sans que la roue du paon ombre le chemin ouvert
Mon chant singulier dit toutes senteurs d’herbes en plein air
Nudité qui déleste des gueuses des scènes en costume
pour un vol plané volutueux, plus léger qu’un lâcher-prise
mes frégates voiles dehors
plus ouvertes qu’un libre-office dogmatique
la langue d’un cap vers
isthme en proue
figure-toi et imagine le dit vin au ventru d’ans forts…
Je t’embrasse à brunir comme on nielle à l’incruste ma Barbara.
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Comme tu as bien raison, les vagues d’équinoxes ondulent de haut en bas, en remontant les cours d’eau, se délectant de l’histoire des pores, de langueur des quais, et d’autant d’amour.
comme se sentir la plus heureuse du monde lorsque votre moitié vous ramène des grappes de raisins glanées des vendanges passées. « Fluctuat nec mergitur », Je t’embrasse MonAlain,
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Ah les équinoxes en savent des choses que pas un guru n’a eu le toupet de prétendre à ce jour, les histoires de pores foi de Bébert, je crois pas qu’il puisse y en avoir de plus navigables dans le conté !
Merci à toi MaJo, j’t’embrasse toi et Loïc.
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Ah Paola merci, pour être sortie du noir et passée à l’orange j’t’embrasse .
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Merci Sana, je te souhaite une bonne soirée.
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