LES ECHOS DE LA CAVERNE
Un jour, du brouillard, le bout du jardin à sortir de l’ongle, sans doute des oiseaux mais le métronome enroué n’a pas eu la force d’ouvrir le piano. Lundi paresse, lundi merde faut partir au boulot, lundi faire la queue pour pointer au chômage. Et la combine ? Oh elle est fringante et se porte à merveille, un président crapule fait candidature, on fera semblant d’être honnêtes en multipliant les faux bulletins. L’enfant tirait la jambe sur le chemin de l’école, il a rêvé qu’il aurait un p’tit frère et la peur qu’il avait pour lui tout seul s’est approchée de l’insupportable.
SOUS LE PHARE OBSEDANT DE LA PEUR
Ce n’est encore qu’un petit halo, personne ne le voit, mais lui, il sait que de là viendra l’incendie, un incendie immense va venir, et lui, en plein cœur de ça, il faudra qu’il se débrouille, qu’il continue à vivre comme auparavant (Comment ça va-t-il? Ça va et vous-même?), ravagé par le fea consciencieux et dévo-rateur.
Il est devant lui un tigre immobile.
Il n’est pas pressé.
Il a tout son temps.
Il a ici son affaire.
Il est inébranlable.
…et la peur n’excepte personne.
Quand un poisson des grandes profondeurs,
devenu fou, nage anxieusement vers les poissons de sa famille à six cents mètres de fond, les heurte, les réveille, les aborde l’un après l’autre :
«
Tu n’entends pas de l’eau qui coule, toi? »
«
Et ici on n’entend rien? »
«
Vous n’entendez pas quelque chose qui fait « tche », non, plus doux : tchii, tchii? »
«
Faites attention, ne remuez pas, on va l’entendre de nouveau. »
Oh
Peur,
Maître atroce!
Le loup a peur du violon.
L’éléphant a peur des souris, des porcs, des pétards.
Et l’agouti tremble en dormant.
Henri Michaux
Il ne se voit pas grand pourtant il aimerait être le père, les gosses c’est visionnaires, il sait que ce petit il le protégerait mieux s’il était père au lieu d’être frère. Parce que la mère c’est pas sa soeur c’est sa femme. Que ceux qui n’y comprennent rien s’abstiennent, ça simplifiera le courant de la vérité qui n’est jamais bonne à dire à tout l’monde.
Fugace un rayon de soleil s’est glissé entre deux paragraphes, la toux pique mollarde grasse, épaisse, qu’on dirait une morve décoquillée, oh expectorer c’est aussi du transit, faut qu’on se lâche de tout ce qui obstrue.
Entre dans la pièce à vivre, c’est pas du papier-peint, c’est du floral porteur de ce mélange de nos sueurs à tous les étages, tu sais comme ces sarraux ces souquenilles qu’on se qu’on gardait un mois mininum avant de les mettre dans la brouette avec le battoir. J’ai jamais trouvé ton odeur lourde à porter proportionnellement aux différents points d’où qu’elle sourd. Et j’adore jouer à les réunir en une seule, je m’allonge jusqu’à ce que mes yeux prennent leur trip d’une seule langue.
Lundi et alors ? T’as peur de quoi d’être enceinte ou pu menstrualisée, t’inquîete on fait face en fonction de l’amour auquel ils sont pas assujettis.
Niala-Loisobleu – 10/09/18

La toux devrait s’enfuir à toutes jambes au bout du jardin car voilà bien ce qu’on appelle expectorer..Ce texte c’est la beauté qui dit la vérité comme elle respire mon Alain…Et les rêves sont des poumons agiles…
Je t’embrasse.
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L’agile c’est le lampe hein ma Barbara ? Chuila qu’à le toupet au cul quand il tape de la patte, pile sans s’user. J’ai père et met en moi, sans rien d’un monstre. Juste une bête au jardin utile. Espèce de bison des futaies qui a le groin du fourmilier. Tu vois-tu ce que je veux dire ?
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il me semble bien oui….
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