ENTRE TIEN EMOI 18
Mettant ma pensée en écrit, je raccrochais mes paroles, la bouche encore plaine de ta langue. Ce temps qui ne songe qu’à récolter, d’un choix inébranlable je le ramenais au labour. Réflexe de cheval, labourer m’attrape comme si c’était naturel de ne pas se baser sur la pendule d’un calendrier fut-il inca, l’effet mère étant prépondérant, remettre au lent de mains m’apparaît comme un état de paresse.
J’ouvre donc la vanne de mon moulin-à–marées. Un bruit d’ailes sort du bouquet d’iris si touffu que l’herbe jaunie par le vorace été en verdit (Aïda, 1er couplet). L’héron de l’histoire surgit sur ses béquilles aussi assuré qu’un berger landais, rien à voir avec un chien-loup, bien que le mouton ne soit en rien étranger à ce que je narre. Dans ce que je raconte il y a toujours un passage où je m’en prends au lambda, suis pas chasseur, mais le con m’insupporte dès lors qu’il se montre chauve.
Patience me revoici à l’ovin…
Le fleuve en miroir à ma calandre, je fis un appel de phare. Aucune sirène ne s’avisa, en revanche je reconnus ta silhouette ma Muse, il n’y en a pas d’eux pour lui ressembler. Poussé des reins, l’arôme d’un jour digne d’espérance, pointa à me tirer le vers du né. Ma nature bucolique ne tousse pas du foin. La meule fit chambre d’hôte en rase-campagne mettant ton ventre à ma vue.
Hormis ton ventre,
tout est confus.
Hormis ton ventre,
tout est futur
fugace, dépassé
stérile et trouble.
Hormis ton ventre,
tout est occulte.
Hormis ton ventre,
tout est changeant,
tout est ultime,
poussière sans terre.
Hormis ton ventre,
tout est obscur.
Hormis ton ventre
clair et profond.
Miguel Hernandez – (L’amour et la vie, anthologie mon sang est un chemin)
Aussi essoufflés que nous le chien et le cheval aussi au déboulé de la montagne, nous laissèrent sur le do du champ, reprendre la suite de la marche. Nous choisîmes, main dans la main, un nuage aux reflets roses pour embarcation, ses écailles brillaient de restes de nouvelle-lune et de Corbières, autan le dire.
Niala-Loisobleu – 18 Août 2018

Tu les désires, ces poissons vivants dans la mer. Tels je te les donnerai-ou rien. La nouvelle lune a étendue ses marées sur les champs reconquis de la vallée. Le cheval et le chien y nagent à nos côtés mangeant dans nos mains liées qui dialoguent…
Merci mon Alain…
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Volant avec le désir de fuir le poison dans chaque aspect, l’irrépressible flamme m’éclaire du seul désir de m’éviter la chute. C’est dur dans les jambes jusqu’aux lombaires. Le cœur cogne. C’est tes poings venus du tapis. Tu vivaces comme cette menthe qui veut prendre en croupe pour éperonner le galop. Au tartare d’un petit cheval pugnace. Mon amour en rênes je ne courbe ma barbe qu’au sillon…
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