LA RIVIÈRE ENDORMIE
Dans son sommeil glissant l’eau se suscite un songe un chuchotis de joncs de roseaux d’herbes lentes et ne sait jamais bien dans son dormant mélange où le bougeant de l’eau cède
au calme des plantes
La rivière engourdie par l’odeur de la menthe dans les draps de son lit se retourne et se coule Mêlant ses mortes eaux à sa chanson coulante elle est celle qu’elle est surprise
d’être une autre
L’eau qui dort se réveille absente de son flot écarte de ses bras les lianes qui la lient déjouant la verdure et l’incessant complot qu’ourdissent dans son flux les algues
alanguies.
Claude Roy

DANS L’EMBRASEMENT
Les oiseaux jouissent du tourbillon
Du renouveau saisonnier
Embellie du printemps
Libérant les désirs labiles
Et les astres contemplent la mer
Avant de sombrer dans l’horizon
Brûlés par les plaisirs consommés
Expiation dans la transe
Dans le rapt de la chair
Se projette l’abandon de soi
On suffoque dans le cortège
Devant les renoncements
Et dans l’inanité des apparences
Se confondent l’orgasme mensonger
Et l’envoutement des augures
Aucune bouche ne tempère
La rage des espoirs fébriles
Mars 2017
Blanchemain Dominique
Merci ma Barbara.
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Merci à toi mon Alain…
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