PEINT OCCITAN


CATALOGUE NIALA 8

PEINT OCCITAN

On voit l’herbe peiner à se tenir debout, l’air est une dalle pesante, lourde, écrasante. L’ombre évanouie, la rame du vent bute aux tampons. J’ai foré une source goutte à goutte. Ces lieux d’abords inhospitaliers qui fendent la pierre de brûlure comme de froid et ensuite révèlent leur accent de cailloux pressés. Ton de pêches de vignes emportant haut vers ce qui monte. Un pont entre deux flancs que le mouton laine, la cloche des reins balançant les seins alentours à la corde des virages. Vieilles maisons unies corps à corps, un filet jusqu’au lac, la terre cuite fait mieux que la paille au chapeau des toits. Les bouquets pendent aux poutres, cette nature à écrire ce qui resserre, l’encrier d’âtre sachant tout de l’histoire du feu. Peindre cette profonde histoire d’amour dans l’écho de la plume gratteuse d’étoiles, c’est comme être au pied de l’arbre à médecine laisser les flûtes gratter la peau du tambour de son ventre.

Niala-Loisobleu – 19/07/18

4 réflexions sur “PEINT OCCITAN

  1. Il n’y a que l’obstination de ce qui porte haut pour faire de régions inhospitalières l’endroit choisi entre tous pour y bâtir notre demeure mon Alain…
    Les bouquets qui pendent aux poutres ont ce pouvoir d’infléchir l’histoire du vieux film dans ce sens…Pour que la nouvelle robe soit menthe sauvage et pas lavande séchée….

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  2. Chacun de tes mots est dans la couleur posée sur ma palette, je sens plus que jamais le besoin de la poser la plus épaisse possible, il lui faut ce corps pâteux rude parce que pur. Les menthes dans cette rigueur sont l’équilibre de la pierre debout. Tu sais comme mon nez se plait à y courir. Tu es rafraîchissante en tout, peindre à partir de tes mots c’est oser défier le laid dans tout ce qu’il de plus vache sans train de plaisir…
    Merci ma Barbara.

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