TOUT AIGUISE DE SOIF
Une sublime chaleur bleue
S’appuie aux tempes des fenêtres
Belle alignée de plumes jusqu’aux limbes
La parfumée la rose adulte le pavot et la fleur vierge
de la torche
Pour composer la peau enrobée de femmes nues
Des vannes luisent dans la porte
Il faut passer malgré le tour câlin qu’a pris la lutte
Passer les coteaux les grands lits végétaux
Saupoudrés de soleil
Et continuer
L’orage de la belle saison est comme une main sans
doigts
Comme un chat dans un sac
Une fumée d’autruche annonce l’été tumulteux
Emaillé de poisons
Les soifs varient vont par des brumes dégradées
Jusqu’à l’auberge au flot
De pierres brûlantes à cheval sur des buveurs enragés.
Paul Eluard
Le parti d’en rire guérit bien des intempéries…après les dégâts du violent orage qui sévit encore, ce que je viens de vivre me dit d’en rire c’est moins triste et Eluard c’est si beau…
N-L – 04/07/18

Si l’orage écoutait ton rire de cascades, sûr qu’il s’arrêterait net pour en rire avec toi…
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Et je fais rien pour le retenir, si faut se faire cascadeur j’y vais de bon coeur ma Barbara….
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Comme je te connais bien…
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C’est vrai et j’en suis ravi…
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C’est simple, on trempe un doigt dans la gouache bleue, on le fait glisser sur les mots à peine tracés dans l’encre noire, et du mélange de l’encre et de la couleur monte, marée, algues qui remuent dans l’eau trouble, ce qui n’est plus le signe, n’est plus l’image-nos deux passions, nos deux leurres. On a ouvert les yeux, on avance, dans la lumière de l’aube….
L’entaille, Yves Bonnefoy. Les Planches Courbes.
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