ENSABLEMENT


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ENSABLEMENT

La spirale du cri file son arabesque à l’envers

et s’enroule aux creux des chemins enfouis sous l’or terni des feuilles

Ici tout allait en fonction d’humeurs de vents mutants

L’embûche s’est assise sur l’instant d’une prise d’air aux empreintes de mon haleine

Un val qui creuse une peur que rien ne fonde indispose de statues de bronze sorties d’une monumentale erreur

Le frémissement de l’aile pris  au filet de l’oiseleur met l’envol sous scellés

Si l’écorce rengorge  la sève

parler de rivière souterraine d’où des partances sont en voix d’être, oscille entre mauvaise foi et incapacité à se reconnaître

La chambre noire ne donnera aucune image claire

Une étoile éteinte sur le fil conducteur initie la clarté de l’embuscade

Le paysage était au bord d’un coin retiré de mer,  embarcadère paré pour une traversée en sons et lumières, en effaçant le voyage par étranglement entre terre et ciel sans regards derrière, alors le coeur se réveille somnambule seul au milieu de son sommeil debout…

Niala-Loisobleu – 4 Juillet 2018

 

2 réflexions sur “ENSABLEMENT

  1. Est-elle sortie

    Elle est chez elle

    Sa maison est ouverte

    Jusqu’à leur abolition naturelle
    Il y a des différences plus séduisantes
    Entre un poing et une cloche
    Entre une pierre et une rose
    Entre la prison et l’air libre
    Qu’entre le poisson et la mer
    Le cerf et le vent
    L’homme et la femme

    Mon élément malgré les charmes du dehors
    J’entre tout s’assombrit

    Buisson des métamorphoses
    Le lit teinté d’étoiles s’étend
    Comme un automne de brebis
    Descendant vers les brumes de ma solitude
    J’ai toujours eu peur du silence
    Il y naît des rires sans raison

    Machines machinales aux roseaux de cambouis aux

    frissons figés
    L’écœurant métal doux
    Plus stérile que la cendre

    Face aux rideaux apprêtés
    Le lit défait vivant et nu
    Redoutable oriflamme
    Son vol tranchant Éteint les jours franchit les nuits
    Redoutable oriflamme
    Contrée presque déserte
    Presque

    Car taillée de toutes pièces pour le sommeil et l’amour
    Tu es debout auprès du lit

    Je t’aime et je dors avec toi Écoute-moi.

    Paul Eluard, De l’ennui à l’amour.

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  2. Le caillou d’écume d’un mimétisme qui possède ce que l’on sent au creux de la main, n’a pas peur du silence entre deux vagues passées par le tunnel au moment où la canicule le boucha…
    Merci ma Barbara.

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