Ô BON JOUR


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Ô BON JOUR

 

Matin qui s’ouvre , les boutons de la chemise

sur la poitrine

des fleurs heureuses d’être aux poils, il fait assez frais pour une chaleur qui va venir

non c’est à toi de cueillir pour te faire un bouquet

Dans la fourche du cerisier ce n’est pas l’araignée qui a tissé

je prends ce chemin embaumé…ô bon jour…

 

Niala-Loisobleu – 23/06/18

 

 

12 réflexions sur “Ô BON JOUR

  1. Sous un ciel soluble

    tiède de sa promesse déliée

    en sinueux rubans de brume

    trouver éconduits et déçus

    par l’impossible

    et son sévère attelage

    la corbeille d’osier du regard

    dans les traits réconciliés

    d’un visage

    et les mains mystérieuses

    d’une mémoire commune

    essentiellement distraites

    occupées à se plaire et à chercher

    des fleurs d’espoir à nouer

    en bouquets.

    Quelqu’un en nous ne se résigne pas.

    ô un bon jour mon Alain…

    J’aime

    • L’ENTENTE

      Au centre de la ville la tête prise dans le vide d’une place

      Ne sachant pas ce qui t’arrête ô toi plus forte qu’une statue

      Tu donnes à la solitude un premier gage
      Mais c’est pour mieux la renier

      T’es-tu déjà prise par la main

      As-tu déjà touché tes mains

      Elles sont petites et douces

      Ce sont les mains de toutes les femmes

      Et les mains des hommes leur vont comme un gant

      Les main? touchent aux mêmes choses

      Écoute-toi parler tu parles pour les autres
      Et si tu te réponds ce sont les autres qui t’entendent
      Sous le soleil au haut du ciel qui te délivre de ton ombre
      Tu prends la place de chacun et ta réalité est infinie

      Multiple tes yeux divers et confondus
      Font fleurir les miroirs
      Les couvrent de rosée de givre de pollen
      Les miroirs spontanés où les aubes voyagent
      Où les horizons s’associent

      Le creux de ton corps cueille des avalanches

      Car tu bois au soleil

      Tu dissous le rythme majeur

      Tu le redonnes au monde

      Tu enveloppes l’homme

      Toujours en train de rire
      Mon petit feu charnel
      Toujours prête à chanter
      Ma double lèvre en flammes

      Les chemins tendres que trace ton sang clair

      Joignent les créatures

      C’est de la mousse qui recouvre le désert

      Sans que la nuit jamais puisse y laisser d’empreintes

      ni d’ornières
      Belle à dormir partout à rêver rencontrée à chaque

      instant d’air pur
      Aussi bien sur la terre que parmi les fruits des bras

      des jambes de la tête
      Belle à désirs renouvelés tout est nouveau tout est

      futur
      Mains qui s’étreignent ne pèsent rien
      Entre des yeux qui se regardent la lumière déborde
      L’écho le plus lointain rebondit entre nous

      Tranquille sève nue

      Nous passons à travers nos semblables

      Saas nous perdre

      Sur cette place absurde tu n’es pas plus seule
      Qu’une feuille dans un arbre qu’un oiseau dans les

      airs
      Qu’un trésor délivré.

      Ou bien rire ensemble dans les rues

      Chaque pas plus léger plus rapide

      Nous sommes deux à ne plus compter sur la sagesse

      Avoue le ciel n’est pas sérieux

      Ce matin n’est qu’un jeu sur ta bouche de joie

      Le soleil se prend dans sa toile

      Nous conduisons l’eau pure et toute perfection

      Vers l’été diluvien

      Sur une mer qui a la forme et la couleur de ton corps

      Ravie de ses tempêtes qui lui font robe neuve

      Capricieuse et chaude

      Changeante comme moi

      O mes raisons le loir en a plus de dormir
      Que moi d’en découvrir de valables à la vie
      A moins d’aimer

      En passe de devenir caresses

      Tes rires et tes gestes règlent mon allure

      Poliraient les pavés

      Et je ris avec toi et je te crois toute seule

      Tout le temps d’une rue qui n’en finit pas.

      Paul Eluard

      Coursons ensemble ma Barbara.

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